Je suis Romane Monnier **** - Delphine de Vigan
J'avais quitté Delphine de Vigan avec sa pièce de théâtre Les figurants, je la retrouve avec Je suis Romane Monnier. On peut dire que ce nouvel opus s'inscrit dans la lignée de Les enfants sont rois. Dans Je suis Romane Monnier, Delphine de Vigan provoque la rencontre de deux êtres à travers un échange de téléphones portables : Thomas un imprimeur et père de Léo, Romane une jeune femme en recherche. A priori, une histoire ordinaire qui bascule dans le pas normal, parce si Thomas arrive à récupérer son smartphone, Romane n'éprouve aucune envie de retrouver le sien et laisse à Thomas tout loisir de comprendre le pourquoi du comment. Et dans ce jeu de devinettes et d'exploration, Thomas cherche Romane et se trouve aussi. Je suis Romane Monnier se lit très bien, interpelle nos vies hyper connectées où tout se dit, où tout se vit, où finalement l'intimité est réduite à peau de chagrin. Delphine de Vigan nous présente deux héros : un visible, transparent et qui finalement nous révèle une autre vérité de lui-même, et une invisible mais présente par ses sms, ses notes, ses enregistrements. On s'attache à l'un et à l'autre, on comprend Romane et on rentre dans le jeu de piste de Thomas. Le récit est maîtrisé, relancé par différents formes littéraires. Ce qui ressort de Je suis Romane Monnier est que Delphine de Vigan est une autrice brillante et profondément intelligente, au regard aigu sur l'âme humaine : ce livre en est la confirmation. Un très bon moment de lecture.
Éditions Gallimard Autres avis : Violette
De la même autrice : Les enfants sont rois - Les figurants - Les gratitudes - Les Heures souterraines - Rien ne s'oppose à la nuit - Un soir de décembre
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J'ai eu à cœur de lire L'oreille absolue d'Agnès Desarthe, un roman bienveillant qui présente un village où on ne meurt pas/plus. Dans cette galerie de portraits, on rencontre un grand timide à la voix exceptionnelle, un Jacques sur le départ, une Sonya à la musique enchantée, un quatuor au drame partagé, tous convergent vers l'orchestre du coin, le soir de la représentation finale. Agnès Desarthe séquence ses portraits avec une petite incantation. Une musique qui déroule et rythme les vies, les secrets, les surprises. Une musique qui parle d'opportunités, de découvertes, de tremplin et d'injustice aussi. Un moment agréable de lecture, qui fait du bien.
Éditions de l'Olivier
De la même autrice : Ce qui est arrivé aux Kempinski - Dans la nuit brune - L'éternel fiancé - La chance de leur vie -
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Le second est une agréable lecture, d'une auteure qui sait nous surprendre, oui, le premier, hé bien, va falloir que je puisse l'emprunter, il est repéré!
RépondreSupprimerLe roman de Delphine De Vigan me tente davantage, d'abord parce mes expériences respectives des ces auteurs penchent en sa faveur, et que la thématique de son livre me paraît plus intéressante.
RépondreSupprimerJ'ai lu avec intérêt et au final, bien aimé, le roman de Delphine de Vigan. Celui d'Agnès Desarthe me tente aussi...
RépondreSupprimerDeux bonnes pioches alors ! Pour De Vigan, ce qui est chouette c'est que c'est très accessible et agréable à lire et en même temps, malin et intelligent.
RépondreSupprimerJe suis sur liste d'attente à la bib pour le De Vigan. Il me tarde trop, c'est tellement une valeur sûre à mes yeux.
RépondreSupprimerJe note le Agnès Desarthe car le De Vigan est dans ma PAL.
RépondreSupprimerJ’ai lu le Delphine de Vigan et j ai été déçue. Je ne te rejoins pas tout à fait sur cette lecture intéressante mais qui enfonce pas mal de portes ouvertes ( Une Comète)
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