Dahlia de la Cerda nous présente des femmes qui en ont marre de subir et qui choisissent de prendre leur destin en main dans notre monde ou celui des ombres. C'est d'ailleurs une vraie réussite dans ce recueil de portraits de savoir les faire se correspondre et de les fondre dans les mythes du pays (les morts et revenants ont une place particulière dans ce livre). C'est fait avec maestria et une bonne dose d'intelligence et de culture. L'entrée dans Chiennes de garde démarre dans un cabinet libérateur, puis on croise une héritière qui souhaite venger la mort de sa plus proche amie, victime d'un féminicide, une tueuse (voire plusieurs tueuses). Les histoires se croisent, chacune relatant un parcours et beaucoup de luttes pour (sur)vivre ou sur-vivre.
L'écriture de Dahlia de la Cerda est vive, crue, directe. Elle ne lésine pas et ne ménage pas son lectorat. La violence s'exprime dans les faits, dans les actes, dans les mots. Le tout formé par Chiennes de garde est cohérent, il n'y a pas de répétition, chaque histoire est unique et complète la précédente (s'il le faut).
Cette édition Points présente en fin d'ouvrage un glossaire de mots mexicains qui n'ont pas été traduits (ils apparaissent en italique dans le texte) : c'est utile.
Un livre uppercut, intéressant et sombre.
Éditions Points
Traduction de Lise Belperron
Et un de plus pour les challenges Petit Bac 2026 d'Enna et Les gravillons de l'hiver de Sibylline
et pour le défi En sortir 26 en 2026, défi lancé par Maghily (et logo repris chez Mokamilla) : vous retrouverez les participantes et participants de ce défi grâce aux deux liens.
| Catégorie Animal (CHIENNES de garde) |
Et un de plus pour le challenge Les gravillons de l'hiver de Sibylline.
Ma liste En sortir 26 en 2026 (en construction et au gré de mes publications) |

Un livre qui m'intéresse. Dans un monde masculin aussi violent, il est sûr que les femmes ne peuvent pas s'en sortir sans une dose de violence de leur côté. On n'est pas chez les bisounours.
RépondreSupprimerOui tu as raison. J'ai juste insisté sur cette violence pour prévenir les lecteurs et lectrices éventuel.le.s.
SupprimerJe viens de le lire ! (Toi aussi tu avais prévu de le proposer pour le mois de la nouvelle ?). J'ai beaucoup aimé aussi, c'est vif et féroce, oui.
RépondreSupprimerOui comme toi, je pensais que le mois de la nouvelle allait être reconduit. J'ai donc lu quelques recueils de nouvelles et fait de belles découvertes dont celle-ci, ce qui est très bien avec ou sans défi pour conduire ma lecture ! Je lirai avec plaisir ton avis sur Chiennes de garde.
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