[RDV en chanson] Ella, elle l'a - France Gall

J'aime beaucoup France Gall : sa personnalité, ses merveilleuses chansons, sa voix douce et déterminée. Elle était solaire et visionnaire, et elle a fait de très bons choix artistiques. Dans son répertoire, son hommage à l'immense chanteuse Ella Fitzgerald, composé par le si talentueux Michel Berger, fait partie des hits de ma vie et a donc toute sa place dans mon rendez-vous mensuel avec Anne. 


C'est comme une gaieté, comme un sourire, quelque chose dans la voix, 
qui paraît nous dire " Viens.", qui nous fait sentir étrangement bien.

C'est comme toute l'histoire du peuple noir,
qui se balance entre l'amour et le désespoir.
Quelque chose qui danse en toi.
Si tu l'as, tu l'as.

Ella, elle l'a, 
ce " je ne sais quoi ", 
que d'autres n'ont pas, 
qui nous met dans un drôle d'état.
Ella, elle l'a. 
Ella, elle l'a, 
cette drôle de voix, 
cette drôle de joie, 
ce don du ciel qui la rend belle. 

Ella, elle l'a. Ella, elle l'a.

Elle a ce tout petit supplément d'âme,
cet indéfinissable charme, cette petite flamme.

Tape sur des tonneaux, sur des pianos,
sur tout ce que Dieu peut te mettre entre les mains.
Montre ton rire ou ton chagrin.
Mais que tu n'aies rien, que tu sois roi,
que tu cherches encore les pouvoirs qui dorment en toi.
Tu vois, ça ne s'achète pas. Quand tu l'as, tu l'as.


Ella, elle l'a,
ce " je ne sais quoi ",
que d'autres n'ont pas, 
qui nous met dans un drôle d'état.
Ella, ella l'a. Ella, elle l'a. 
Ella, elle l'a. Ella, elle l'a.
Ella, elle l'a. Ella, elle l'a. Ella, elle l'a. Ella, elle l'a. Ella, elle l'a.
Ella, elle l'a, 
ce " je ne sais quoi ",
que d'autres n'ont pas, 
qui nous met dans un drôle d'état.
Ella, Ella l'a. 
Ella, elle l'a, 
cette drôle de voix, cette drôle de joie, ce don du ciel qui la rendait belle. 

Ella, elle l'a. Ella, elle l'a. Ella, elle l'a.

Elle a ce tout petit supplément d'âme,
cet indéfinissable charme, cette petite flamme.

Tape sur des tonneaux, sur des pianos,
sur tout ce que Dieu peut te mettre entre les mains.
Montre ton rire ou ton chagrin.
Mais que tu n'aies rien, que tu sois roi,
que tu cherches encore les pouvoirs qui dorment en toi.
Tu vois, ça ne s'achète pas.
Quand tu l'as, tu l'as.

Ella, elle l'a. 
Ce " je ne sais quoi", que d'autres n'ont pas, qui nous met dans un drôle d'état.
 

Ella, ella l'a. Ella, elle l'a. 
Ella, elle l'a. Ella, elle l'a.
Ella, elle l'a. Ella, elle l'a. Ella, elle l'a. Ella, elle l'a. Ella, elle l'a.
Ella, elle l'a.  
Ce " je ne sais quoi ", que d'autres n'ont pas, qui nous met dans un drôle d'état.
 

Ella, Ella l'a. Ella, elle l'a, cette drôle de voix, cette drôle de joie, ce don du ciel qui la rend belle. 

Ella, elle l'a. Ella, elle l'a. Ella, elle l'a.

Les Vivants Nullipares et alors ?

Pour ce billet, je vous propose la rencontre de deux univers : d'un côté un roman, de l'autre un manifeste. J'ai ouvert ces deux livres sans attente particulière, motivée à comprendre le succès populaire et justifié du premier (Les Vivants**** d'Ambre Chalumeau) et à découvrir les discours frondeurs du second (Nullipares et alors ?   entre *** et ****). 

Voilà dans le touchant Les Vivants, Ambre Chalumeau raconte des humanités touchées par un drame : la maladie d'un des leurs, celui qui les lie, celui qui n'a pas tout dit. On voit les deux grandes copines, les parents, le frère, on découvre le secret. Telles des bulles qui grandissent et parfois explosent, on les voit naviguer dans un quotidien tendu : l'une découvre la prépa, l'autre révèle ses traumas, le couple parental morfle, et le petit dernier apprend à vivre sans l'ombre de son frère, presque honteux d'apprécier enfin le soleil.  Les Vivants est le premier roman d'Ambre Chalumeau chroniqueuse culturelle de l'émission Le Quotidien, une personnalité que j'aime bien pour sa bienveillance, son flow, sa culture, la fluidité de ses paroles. Ce premier roman est facile à lire avec les punchlines de l'autrice, habituée à la concision, à l'écriture rapide, au jet incisif sans être méchant. La tendresse pour ses personnages transparaît à chacune de ses pages, sa générosité aussi. Telle une romancière déjà installée avec un univers bien campé, Ambre Chalumeau ose les métaphores, les réflexions toutes personnelles, les petites piques, met à nu ses idées tout en restant pudique. Les Vivants révèle surtout une autrice sur qui compter. Pourvu que son futur second roman soit aussi talentueux !

Éditions Le Livre de Poche 

 

Nullipares et alors ? Tout est dans le titre, oui, pourquoi à l'époque actuelle faut-il que des femmes justifient leur choix de ne pas avoir d'enfant, en écrivent un livre pour permettre à celles qui ont ce même désir de ne pas enfanter et qui n'osent pas, de savoir qu'elles ne sont pas seules ? Parce que l'intérêt de ce manifeste est surtout là pour raconter des itinéraires, pour donner des arguments et montrer implicitement la pression sociale forte que subit toute femme en âge de procréer, réduite à un état de porteuse d'utérus. J'ai lu Nullipares et Alors ? et à chaque fois, j'ai senti la colère contenue, la colère d'en avoir supporté des réflexions déplacées sur l'état de célibataire, l'état de celle qui ne veut pas suivre la logique implacable et toute tracée de la maternité qui rassure la norme sociale. Je me suis fait la remarque de savoir si on questionnait autant les futurs parents de leur choix d'enfanter. Pourtant on devrait, par équilibre, par la prise de conscience de ce que c'est de faire naître un enfant et de l'élever. J'ai regretté que ces femmes autrices aient éprouvé le besoin de se justifier capables d'amour. Je l'ai regretté parce que je n'en ai jamais douté, comme je ne doute pas que certains font des enfants sans éprouver tant d'attachement, répondant pour certains d'entre eux, plus à des rites sociaux/ancestraux/familiaux. Au-delà de ces différentes voix intéressantes, Nullipares et alors ? a le mérite de nous faire réfléchir loin et profondément en nous, sur ce qu'on veut réellement. C'est toujours utile.

Éditions Points 

[RDV en chanson] Comme Caroline - Zaho feat. MC Solaar

Pour notre rendez-vous mensuel avec Anne, je vous propose Comme Caroline de Zaho feat. MC Solaar.

J'aime assez l'idée de création d'une chanson qui répond à une autre, plus ancienne, qui la complète, qui la prolonge. C'est ce que propose Zaho avec son hit Comme Caroline qui rappelle la Caroline de Mc Solaar qui date maintenant de quelques années  (1991... cela ne nous rajeunit pas !).

Entre des rappels de rythme et des expressions mythiques "l'as de Trèfle qui pique mon cœur", Zaho a construit une réplique de son univers et franchement cela le fait bien ! Et c'est surtout l'occasion d'entendre à nouveau le flow et la belle tessiture de voix de Zaho et ça, c'est une bonne nouvelle ! À part pour Claude qui se fait larguer une nouvelle fois en chanson, le pauvre ! En tout cas il se montre généreux à partager son hit, à le laisser inspirer une autre chanson, tout cela est foncièrement intelligent.

Regarde, t'as pris toute la place,
Dans mon cœur où t'as pas pied.
On n'écrira pas les pages,
Il n'y a plus d'encre ni papier.
Y aura plus de nous du tout,
Plus d'je t'aime, plus d'I love you.
Tu ne rempliras plus les cases.
C'est ma dernière dédicace.


Moi, j'voulais t'aimer pour toute la vie
Seulement t'aimer, on s'est promis.
T'étais l'as de trèfle qui piquait mon cœur.
(L'as de trèfle qui piquait ton cœur)
Moi, j'voulais t'aimer pour toute la vie.
Mais voilà, t'aimer n'a pas suffi.
T'étais l'as de trèfle qui piquait mon cœur.
(Comme Caroline)

Alors je suis partie comme Caroline
Je connais la chanson comme Caroline.
Je ne veux plus t'entendre dire "ti amo"
Comme Caro, je me tire sans dire un mot.
Alors je suis partie comme Caroline,
Je connais la chanson comme Caroline.
Je ne veux plus t'entendre dire "ti amo"
Comme Caro, je me tire sans dire un mot.
Je t'ai laissée sur le carreau, carreau
Carreau, comme Caroline (Caroline).
Carreau, carreau, carreau, Caroline (Caroline).
Je t'ai laissée sur le carreau, carreau
Carreau, comme Caroline (Caroline).
Carreau, Carreau, Carreau, Caroline.

Non, je ne ressens plus d'adrénaline.
Mon cœur ne battra plus sous ma poitrine.
Mon monde tournera plus autour de toi,
Pas comme les anneaux de Saturne.
Aujourd'hui, je me dis que tout nous oppose.
Tu m'diras que les opposés s'attirent.
Je vois par la fenêtre faner des roses.
Mais le jeu a changé, GG.


Moi, j'voulais t'aimer pour toute la vie
Seulement t'aimer, on s'est promis.
T'étais l'as de trèfle qui piquait mon cœur.
(L'as de trèfle qui piquait ton cœur)

Moi, j'voulais t'aimer pour toute la vie
Mais voilà, t'aimer n'a pas suffi.
T'étais l'as de trèfle qui piquait mon cœur.
(Comme Caroline)

Alors je suis partie comme Caroline.
Je connais la chanson comme Caroline.
Je ne veux plus t'entendre dire "ti amo"
Comme Caro, je me tire sans dire un mot.
Alors je suis partie comme Caroline.
Je connais la chanson comme Caroline.
Je ne veux plus t'entendre dire "ti amo".


Comme Caro, je me tire sans dire un mot.
Je t'ai laissé sur le carreau, carreau
Carreau, comme Caroline (Caroline)
Carreau, Carreau, Carreau, Caroline (Caroline)
Je t'ai laissé sur le carreau, carreau
Carreau, comme Caroline (Caroline).
Carreau, Carreau, Carreau, Caroline.

Elle était ma dame, elle était ma came, elle était ma vitamine.
Elle était ma drogue, ma dope, ma coke, mon crack, mon amphétamine.

Elle était ma dame, elle était ma came, elle


Elle était ma drogue, ma dope, ma coke, mon crack, mon amphétamine.
Caroline.
Caroline
Caro, Caro, Caro, Caroline.

 Et un petit rappel de Caroline, c'est ici