[BD] Palmer dans le rouge - René Pétillon et Manu Larcenet (entre *** et ****)

Je dois la lecture Palmer dans le rouge grâce à l'avis enthousiaste de Miss Violette. J'étais contente de retrouver ce héros après la lecture de l'éblouissant L'enquête corse, opus que j'ai adoré lire. 

Je tiens quand même à remercier Manu Larcenet d'avoir relevé le défi de poursuivre cette œuvre inachevée de René Pétillon. Je le remercie parce que le personnage de Palmer le mérite, parce que les fans de ce personnage cont -je suis sûre-quand même contents de le retrouver aussi. Et c'est vrai que l'album Palmer dans le rouge diffuse encore l'esprit de René Pétillon dans certains dialogues.  

L'histoire est intéressante : Palmer est appelé par son grand copain Ange Léoni pour retrouver Bénédicte la fille de sa cousine, qui disparaît pour échapper à un mariage qu'elle ne souhaite plus. Pour les parents de Bénédicte, cette décision est inacceptable au regard surtout de l'apport substantiel qu'aurait cette nouvelle union avec l'héritier d'un viticulteur californien : leur production viticole fait grise mine et le partenariat annoncé économique et familial offrirait des meilleures perspectives : comme dirait Léoni "Vous voyez ce mariage comme un assemblage." Le ton est donné et n'en changera plus. Les deux dernières pages de ce roman graphique sont irrésistibles d'humour à l'image de René Pétillon

Palmer mène l'enquête, découvre des mélanges pas très cathodiques et n'évite pas les sorties de route. toujours avec le même flemme et on peut dire qu'il donne de sa personne : il n'évite pas les dégustations, oublie de recracher, s'allonge ensuite.

Je suis contente d'avoir lu Palmer dans le rouge, j'ai aimé retrouver l'atmosphère, j'ai aimé les couleurs et le scénario est intéressant avec le running gag représenté par le malheureux fiancé en recherche de sa belle. Je suis un peu moins fan du graphisme même si je reconnais que Manu Larcenet a su respecter l'atmosphère et les personnages installés par René Pétillon

Éditions Dargaud

Et un de plus pour le Petit Bac 2026 d'Enna et pour le défi En sortir 26 en 2026, défi lancé par Maghily (et logo repris chez Mokamilla) : vous retrouverez les participants et participantes grâce aux deux liens.  

Catégorie Couleur (Palmer est dans le ROUGE) 

 

5/26

Ma liste En sortir 26 en 2026 (en construction et au gré de mes publications)
 1. La nuit retrouvée - Lola Lafon et Pénélope Bagieu [PAL 2025]
 2. Chiennes de garde - Dahlia de la Cerda [PAL 2025]
 3. À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ? - Gaëlle Josse [PAL 2025]
 4. Psychopompe - Amélie Nothomb [PAL 2025]
 5. Palmer est dans le rouge - René Pétillon et Manu Larcenet [PAL 2025] 

[RDV en chanson] - L'amour de ma vie - Lio

Pour notre rendez-vous avec Anne, je propose L'amour de ma vie de la chanteuse Lio avec un titre vif à l'image de cette chanteuse aussi intense et charismatique que courageuse.

Une chanson qui appelle à la réconciliation avec soi-même et à l'affirmation de soi, qu'il est bon de rappeler, loin de tous les diktats sociétaux :

" quand je pense à moi, c'est vrai que je me plais."
" dans le miroir, mon reflet me dit " Je t'aime ". Je croise enfin un monde qui me plaît."
"Je me vois à l'infini, chaque pli, chaque trace quand je ris."

L'amour de ma vie est tout sauf une chanson inutile.

Ma mère m'a dit " La vie est courte " et ouais, c'est vrai.
Et quand je pense à moi, c'est vrai que je me plais.
J'étais un peu banane dans les années 80 (quatre-vingt).
Mais cette fois dans le miroir, mon reflet me dit " Je t'aime ".
Je croise enfin un monde qui me plaît.
Ça m'aide à me rappeler.

Je me vois à l'infini
chaque pli, chaque trace quand je ris.
Mon visage, une symphonie,
Je suis l'amour de ma vie.

Je me vois à l'infini,
chaque pli, chaque trace quand je ris.
Mon visage, une symphonie,
Je suis l'amour de ma vie.

Paris pour une, reflet à deux,
Chambre 203 (deux cent trois), juste moi et moi.
Mes fils d'argent brillent comme des étoiles à minuit.
Et dans mes yeux, je crois que j'ai finalement compris,
Je croise enfin un monde qui me plaît.
Ça m'aide à me rappeler.

Je me vois à l'infini
chaque pli, chaque trace quand je ris.
Mon visage, une symphonie.
Je suis l'amour de ma vie.

Je me vois à l'infini 
chaque pli, chaque trace quand je ris.
Mon visage, une symphonie.
Je suis l'amour de ma vie.

Je suis l'amour de ma vie (tu es l'amour de ma vie)
Chaque pli (chaque pli) chaque trace (chaque trace) quand je ris (quand tu ris).
Mon visage (mon visage) une symphonie (une symphonie).
Car je suis (car tu es) l'amour de ma vie (l'amour de ma vie).

Je me vois à l'infini,
Chaque pli, chaque trace quand je ris.
Mon visage, une symphonie.
Je suis l'amour de ma vie.

Je me vois à l'infini,
Chaque pli, chaque trace quand je ris.
Mon visage, une symphonie,
Je suis l'amour de ma vie.

Elizabeth Lemme (paroles) - Dimitri Tikovoi (musique)
Sébastien Hivert-Mallet (réalisateur du vidéo-clip).

L'amour - François Bégaudeau ****

J'ai découvert la plume de François Bégaudeau à travers ce titre de L'amour. Ce fut un bon choix. J'ai aimé sa tendresse envers ses personnages sa façon de raconter l'ordinaire, sa facétie de manipuler et de décortiquer nos expressions si populaires. J'ai aimé rencontrer Hélène et Jacques : Hélène la grande amoureuse qui rêve beaucoup, travaille énormément, sait ménager son amour, une femme intelligente et de son temps ; Jacques le fan de maquettes, à l'approche romantique gauche et épaulée, un amoureux des plantes aussi, un bosseur également. En peu de pages, François Bégaudeau nous fait découvrir ces deux beaux personnages, leur itinéraire, leur rencontre, leur vie. Il sublime l'ordinaire avec une prose accessible et malicieuse. En trois phrases, on peut prendre deux ans ou dix ans dans la figure. J'ai retrouvé la simplicité de couples cousins, j'ai aimé revivre le fameux dilemme du pain du jour (dilemme que j'ai partagé avec mon cher et tendre). J'ai trouvé des scènes et des anecdotes justes. J'ai nettement moins apprécié le qualificatif attribué à un chanteur italien  adoré de Jeanne : je l'ai trouvé  désagréable et complètement décalé par rapport à une ambiance plutôt douce, à ce qu'est intimement le personnage de Jacques, et à ce qui nous a été renvoyé de lui précédemment), c'est dommage de gâcher un si bel ensemble.

L'amour reste un texte à découvrir, pour rencontrer la plume intéressante et fluide de son auteur François Bégaudeau, pour ses transitions remarquables, pour y lire un duo attachant tout simplement ... que j'ai quitté à regret.

 Éditions Folio

Autres avis : Sylire

Et un de plus pour le challenge Les gravillons de l'hiver de Sibylline 

89 pages 

Psychopompe - Amélie Nothomb ***

Je pense qu'Amélie Nothomb gagnerait à savoir arrêter un livre au bon moment. Je m'explique : j'aime bien cette autrice, j'aime assez ses intentions et son écriture (son vocabulaire est toujours nourri et elle possède une plume éclairée tout en étant accessible).   

Lorsque j'ai débuté Psychopompe, j'ai apprécié le pitch de départ et l'inclinaison forte d'Amélie Nothomb à regarder les oiseaux, à les admirer. J'ai aimé leur compagnie et leur présence pendant toutes les péripéties de voyage et de déplacements professionnels du père d'Amélie. J'ai trouvé que leurs descriptions renforçaient les éléments du discours de l'autrice, à propos des conditions de vie de la population locale, à propos des relations géopolitiques. Et puis en seconde partie, le récit va vers l'intime, vers l'écriture et la relation au père et là je n'y ai plus cru du tout, je me suis même détachée (à défaut de voler). À vouloir tout associer à un psychopompe, Amélie Nothomb m'a perdue : j'ai trouvé le trait forcé et quasi ridicule.  

Résultat : une moyenne de lecture de *** alors que la première partie flirtait vers le **** et la dernière partie vers le **. C'est ballot tout de même !

Éditions Le Livre de poche 

Livres chroniqués de la même autrice : Frappe-toi le coeur - Les aérostats - Le livre des soeurs - Riquet à la houppe Soif Tant mieux 

Et un de plus pour le challenge Les gravillons de l'hiver de Sibylline 

et pour le défi En sortir 26 en 2026, défi lancé par Maghily (et logo repris chez Mokamilla) : vous retrouverez les participants et participantes grâce aux deux liens. 



149 pages 

4/26

Ma liste En sortir 26 en 2026 (en construction et au gré de mes publications)
 1. La nuit retrouvée - Lola Lafon et Pénélope Bagieu [PAL 2025]
 2. Chiennes de garde - Dahlia de la Cerda [PAL 2025]
 3. À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ? - Gaëlle Josse [PAL 2025]
 4. Psychopompe - Amélie Nothomb [PAL 2025]

[Nouvelles] À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ? - Gaëlle Josse ****

Retrouver la plume de Gaëlle Josse c'est comme avoir un rendez-vous avec une bonne copine / un bon copain : je me sens tout de suite chez moi, prête à chouchouter dans un climat bienveillant et respectueux, avec une écriture d'une grande poésie. J'aime retrouver cette écrivaine, dont l'univers me fait un bien fou : j'aime son style, j'aime son écriture, j'aime les endroits dans lesquels elle fait passer son lectorat. Bref, je continue ma découverte de son œuvre et à chaque fois, je suis conquise. Le recueil de nouvelles au titre si explicite et si fabuleux, À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ?, ne déroge pas à cette règle. Tip top !

Gaëlle Josse a conçu son recueil de portraits et d'instantanés de vie avec la contrainte de la nuit, celle qui s'étire, celle qui se prolonge, celle qui est perturbée, celle qui permet les pensées de vagabonder (parfois un peu trop). Il y a dans À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ? des récits si courts - 2 à 3 pages souvent - qu'ils se rapprochent de microfictions (si chères à Régis Jauffret). Entre chaque changement de personnage et de cadre, des petits mots de poésie et de respiration de Gaëlle Josse.

À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ? : une belle question avec des éléments de réponse avec l'attente d'un père concernant l'appel de sa fille, des retrouvailles sous fond de lutte de classes, l'attente d'une femme pour un absent, le regard absent après les effusions ou après un bloc opératoire qui vire au cauchemar, le voyage plein de promesses, la bague de la discorde, un oreiller cajoleur, le concert de trop, la voyeuse d'amoureux, la maison de famille sans portique, les appels d'un frère...

Gaëlle Josse varie les histoires, les personnages, les regarde évoluer et penser avec respect (pour ses créatures et pour ses lecteurs). Le style reste descriptif sans variation de registres. 

À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ? est un recueil de grande qualité, comme le sait faire cette autrice prolifique et innovante. 

Éditions J'ai lu (merci pour cette très belle première de couverture : quelle classe tout de même !) 

De la même autrice : De nos blessures un royaume -  L'ombre de nos nuits   - Le dernier gardien d'Ellis Island - Les heures silencieuses - Noces de neige - Nos vies désaccordéesUn été à quatre mains - Une femme en contre-jour  -  Une longue impatience 

Et un de plus pour les challenges Petit Bac 2026 d'Enna et Les gravillons de l'hiver de Sibylline 

et pour le défi En sortir 26 en 2026, défi lancé par Maghily (et logo repris chez Mokamilla) : vous retrouverez les participantes et participants de ce défi grâce aux deux liens.

Catégorie Pronom personnel sujet (À quoi songent-ILS ceux que le sommeil fuit ?)

189 pages 

3/26

Ma liste En sortir 26 en 2026 (en construction et au gré de mes publications)
 1. La nuit retrouvée - Lola Lafon et Pénélope Bagieu [PAL 2025]
 2. Chiennes de garde - Dahlia de la Cerda [PAL 2025]
 3. À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ? - Gaëlle Josse [PAL 2025]