[RDV en chanson] Recommence-moi by Santa

Pour notre rendez-vous avec Anne, et en ce temps de rentrée (signe de renouveau), je propose cette pépite archi connue qui donne la pêche, j'ai nommé Recommence-moi de l'artiste accomplie Santa.

Je préfère danser avec mes silences
Pour tout recommencer, en quelques pas de danse
Et s'il ne reste plus rien du tout
Et que tout tourne, tourne, tourne autour de nous
J't'écrirai une chanson pas comme les autres
Et si tout tourne, tourne, tourne, ce sera la nôtre
Un, deux, trois, recommence-moi (ouh, ouh)
Recommence-moi, ah (ouh, ouh)
J'irai danser au bord du monde
Tu danseras sur mes secondes
Et on recommencera (ouh, ouh)
Et on recommencera, ah, toi et moi
J'irai danser au bord du monde
Tu danseras sur mes secondes
Et je remettrai l'ombre sur mes paupières
Je te sourirai, sans larmes et sans prières
Et s'il ne reste plus rien, ouh du tout
Et que tout tourne, tourne, tourne autour de nous
J't'écrirai une chanson pas comme les autres
Et si tout tourne, tourne, tourne, ce sera la nôtre
Et si le temps change, hmm, en un claquement de doigts
Et que tout tourne, tourne, tourne autour de toi
Un, deux, trois, recommence-moi (ouh, ouh)
Recommence-moi (ouh, ouh)
J'irai danser au bord du monde
Tu danseras sur mes secondes
Et on recommencera (ouh, ouh)
On recommencera, toi et moi
J'irai danser au bord du monde
Tu danseras sur mes secondes
Et on recommencera (ouh, ouh)
Recommence-moi (ouh, ouh)
(Ouh, ouh) recommence-moi
On recommencera, toi et moi (et moi)
J'irai danser au bord du monde
Tu danseras sur mes secondes
Un, deux, trois, recommence-moi (ouh, ouh)
Et on recommencera (on recommencera)
On recommencera, toi et moi (et moi)
Tout recommencera, tout recommencera
Toi et moi (et moi)
(Et on recommencera) on recommencera
Recommence-moi
Tout recommencera 

Deux femmes et un jardin – Anne Guglielmetti (entre *** et ****)

 

Deux femmes et un jardin conte la jolie rencontre estivale d'une adolescente et d'une femme d'un âge certain : la première s'ennuie dans le hameau de vacances (comprenant quelques maisons) supportant difficilement la mésentente entre son père et sa seconde épouse, la seconde héritant à sa grande surprise d'une maisonnée dont le jardin mérite toute son attention et son énergie. Dans ce roman  bienveillant,  tout a vocation à la contemplation, le temps s'arrête pour observer ou sentir. Deux femmes et un jardin est un hymne à la nature et aux sentiments sincères, sans naïveté. C'est très agréable de lire une histoire qui ne s'encombre pas d'une multiplicité d'événements secondaires, de personnages, d'une profusion de sentiments, d'une exagération des faits. Là, on voit la discrétion et le silence, le savoir-taire et l'observation, l'attention à l'autre par de petits gestes (et de menus larcins aussi, que vous découvrirez en lisant cette histoire). Ici une balade à vélo ou le défrichage d'un jardin récalcitrant à la tonte offre de belles aventures, sous le regard d'esprits jamais très loin. Deux femmes et un jardin est un roman aussi court que doux, simple et bien écrit, qui prend le temps de décrire les éléments (faune, flore, êtres humains), de les observer, voire d'arrêter toute activité pour les contempler, un roman dans lequel les temps de silence sont aussi des instants de complicité et d'échanges. Anne Guglielmetti nous offre un bonbon-doudou littéraire qui fait du bien et qui m'a rappelé par sa douceur le magnifique Le livre d'un été de Tove Jansson pour son côté filiation et transmission, et le génial Là où chantent les écrevisses de Délia Owens et le beau Toutes les créatures de Sarah Louise Butler pour la connexion avec la nature.

Merci à Sylire et à Fransoaz pour leur conseil judicieux !

Éditions Folio (148 pages)

 

Atelier 4 – Hélène Gestern ****


Atelier 4 présente deux formes narratives : la première concerne l'impact dans une famille (sœur aînée – Irène Dobrynine-, père, mari et enfants) de la mort violente d'un de ses membres (la fille et sœur cadette, Natacha Dobrynine), la seconde propose le descriptif des derniers mois de Natacha (chimiste dans une usine de papier) par les éléments que va recueillir sa sœur Irène. Hélène Gestern propose une immersion dans ce roman noir, et dissèque les comportements : la douleur de la perte, le deuil, l'enquête fournie et cohérente, le jeu de piste et les révélations. Elle y parle aussi de burn-out et de dépression, de surmenage et de politique managériale contestable. Ce n'est pas gai-gai mais c'est très très bien écrit (comme toujours avec cette autrice) avec un choix narratif pertinent : celui d'alterner les témoignages (paroles, mails, dialogues) et de rester dans la logique humaine de chacun de ses personnages : il n'y pas d'altération entre la conscience et la conduite d'untel ou d'unetelle. J'ai apprécié comment un cheminement de vie est sensible aux rencontres (comme la vie d'un chien), j'ai aussi apprécié que le roman se rapproche davantage d'une investigation que d'une enquête policière, puisqu'il définit avant tout les contours de responsabilité d'une mort sur un lieu de travail sans parfaire la reconstitution exacte à la minute près. J'ai admiré la justesse littéraire : la précision des détails juridiques, des éléments de langage policier et journalistique, le scénario travaillé et rythmé. J'ai aimé aussi le travail sur les émotions et les états-d'âme d'Irène qui s'épuise à la fois dans sa vie de femme et d'épouse, de médecin généraliste et d'investigatrice par nécessité, pour ne pas se perdre définitivement. On immerge dans deux solitudes, celles de deux sœurs fusionnelles jusqu'au bout.
En résumé : Atelier 4, c'est pas gai mais c'est très bien !

Éditions Grasset
 
De la même autrice :    Eux sur la photo   -  L'odeur de la forêt   -  La part du feu  -   Portrait d'après blessure -  Un vertige