Cocktail Sugar et autres nouvelles de Corée ****
Collectif de huit autrices coréennes
Après un Cocktail sugar, Tenez bon !
Triste tigre - Neige Sinno *****
Quoi dire de plus que Triste tigre est un livre immense, immense parce qu'il bouscule, provoque, bouleverse, immense parce qu'il amène à la réflexion, au rejet, au dégoût, immense parce qu'il raconte le sordide au détour d'une phrase, d'un souvenir, d'une scène sans s’appesantir, sans larmoiement, juste avec sincérité et une fine analyse, immense parce qu'il ne tombe jamais dans le voyeurisme ou le pathos, immense parce que cet écrit magistral est mené avec une très grande intelligence, dissèque, use de documentations et d'archives, de pensées illustres, présente la parole de la victime, essaie d'analyser le comportement du criminel. Bref, Triste tigre est solide dans sa construction, il est solide dans le contenu littéraire, il est solide dans le rythme pesé : il est solide parce qu'il est puissant.
Je suis admirative du courage de Neige Sinno : plonger dans le sordide et la douleur, revenir à un passé odieux, en faire un objet littéraire complet essai-témoignage-écrit de réflexion, pousser la réflexion sur l'emprise et la dissociation, sur les années d'enquête. L'autrice est honnête : elle n'attend ni empathie, ni apitoiement, elle parle de son expérience d'humaine, elle tente d'analyser l'indéfendable. Je suis admirative parce que j'imagine l'énorme douleur de replonger dans ce passé-là, d'en décrire certains moments : je suis admirative et émue de laisser cet écrit comme un témoignage transcendant, afin de désacraliser les criminels et humaniser les victimes - leur rendre leur statut d'humains-. Voilà Triste tigre est un livre exceptionnel, auréolé de nombreux prix littéraires au moment de sa parution, à juste titre. Sa lecture est bouleversante et nécessaire.
Éditions Folio
Et ma participation (catégorie ANIMAL : Triste TIGRE) pour ma ligne du Petit Bac 2025 d'Enna
Assise, debout, couchée ! - Ovidie ****
Dans cet essai intitulé Assise, debout, couchée !, l'artiste multifacette Ovidie expose son amour pour les chiens, et profite pour présenter les similitudes sociétales de traitement et de considération des femmes et des animaux.
L'écrit est instruit, documenté et étayé de références (bibliographiques, journalistiques, de recherche, parfois télévisuelles) et présente la pensée de l'autrice avec plus ou moins de nuances, avec plus ou moins d'excès (son féminisme est affiché, il est souvent bienvenu d'ailleurs ; après je n'ai pas adhéré à tout ce qui est énoncé, même si j'ai apprécié l'authenticité, l'humour et le discours sérieux.).
Assise, debout, couchée ! est surtout agréable à lire, grâce à la plume efficace d'Ovidie qui rend son propos accessible à tous et à toutes. L'essai est bien construit avec un rythme narratif intéressant alternant la présentation de chaque chien qui a compté, les anecdotes et les réflexions sur les conditions canines et féminines. J'ai lu avec plaisir, j'ai appris. J'ai aussi ri avec l'introduction d'Alaska, l'arrivée de Freyja et de Brünnhilde, j'ai pleuré Raziel et Mabrouck. Voilà, Assise, debout, couchée ! est un condensé d'une vie de rencontres animales, humaines et artistiques, de réflexions sur le monde qui nous entoure et de ses représentations, d'une génération tout simplement. Vraiment intéressant.
Éditions Points
Intérieur nuit - Nicolas Demorand *****
Il faut beaucoup de courage pour écrire Intérieur nuit, un livre sur soi, un livre qui va raconter la maladie dont on souffre, celle-là même qui peut s'avérer stigmatisante dans le monde professionnel hyper-concurrentiel dans lequel on évolue, dans un monde où la moindre faiblesse donne l'avantage à des camarades qui n'attendent qu'une chose : prendre votre place. Il faut beaucoup de courage et aussi d'amour et de confiance autour de soi, pour dépasser la peur de cette réception médiatique, pour ne pas redouter le fameux retour de bâton des malveillants, ceux-là qui n'attendent qu'une chose : vous faire plonger plus bas, histoire de vous noyer, de salir votre réputation, de mésestimer votre audace et votre intelligence, de mettre en doute vos réflexions subtiles. Voilà Nicolas Demorand a osé affronter la vindicte populaire et journalistique et a affirmé sa bipolarité avec courage et franchise, tout comme je l'aime !
Voilà vous raconter plus ne sert à rien, j'ai juste un conseil : lire cette œuvre sincère qui raconte les difficultés à trouver le spécialiste le mieux adapté, le plus discret, le plus sûr ; à supporter les médicaments et les phases frénétiques et down ; dire le dégoût de vivre et l'envie de tout arrêter, de ne plus se battre ; dire la difficulté de se soigner malgré et avec la popularité. Quelle prouesse d'avoir tenu tout cela secret aussi longtemps sans fuite (sûrement avec l'aide de copains journalistes qui ont su se taire... merci à eux de ne pas avoir gâché ce moment, d'avoir respecté votre confrère, de l'avoir ménagé, dans ce monde où tout se divulgue si vite).
J'ai apprécié Intérieur nuit, je n'y ai vu aucun voyeurisme, j'ai apprécié la plume (bon, d'un autre côté, ce n'est pas une surprise, je suis une inter-nico-adepte). Nicolas Demorand ne cherche pas l'apitoiement : il dit pour lui, il dit pour d'autres. Il arrive même à me faire apprécier un propos médicamenteux de Michel Houellebecq que je trouve très juste, même si je comprends la terreur médicale à ce que ces mots soient détournés de leur signification première.
Merci, Nicolas, d'avoir tout dit, de nous avoir fait confiance : en partageant votre expérience de malade, vous allez certainement aider ceux et celles qui souffrent du même mal que vous, vous donnez aussi de la lumière méritée au monde médical toujours en soutien à n'importe quelle heure et avec un engagement exceptionnel, pour, je l'espère, davantage de reconnaissance, d'empathie et de bienveillance de la part de nous tous et toutes.
Éditions Les arênes
Comme un ciel en nous - Jakuta Alikayazovic ****
Je ne suis pas certaine d'avoir totalement compris l'expérience de vie Comme un ciel en nous de Jakuta Alikayazovic. Je précise : j'ai bien compris que l'autrice a passé une nuit dans le musée du Louvre à contempler beaucoup la Vénus de Milo, que ce temps passé dans ce musée lui a permis de convoquer des souvenirs partagés avec son père (dont leurs escapades au Louvre et un oubli momentané par exemple), de rappeler le passé d'exil de ce père, les remarques mesquines et le racisme ordinaire dont lui et sa fille ont souffert, le sentiment de se battre dix fois plus que d'autres pour obtenir la même chose, le sentiment toujours de batailler pour obtenir la confiance et l'estime d'autrui, la volonté de s'intégrer au point de renier momentanément la langue d'origine pour apprendre celle d'accueil, d'évacuer le prénom d'origine parce que jugé hors sol, au risque de se construire un autre soi, décalé de celui d'origine. Tout cela, je l'ai compris. Mais je crois sincèrement qu'à l'issue de cette lecture, je n'ai pas complètement cerné la figure paternelle de Jakuta Alikayazovic (et c'est peut-être voulu par l'autrice donc dans ce cas, c'est gagné !), pas cerné totalement, à part sa passion des arts et ses petits secrets, sa complicité avec sa fille, sa fantaisie, son envie de rester libre et de faire fi des préjugés. Je crois que je n'ai pas complètement cerné la figure du père parce que son arme de défense m'a semblé être l'esquive ("un camouflage par flamboyance" page 109) plutôt que le combat, la suggestion ("Et toi, comment tu t'y prendrais-tu pour voler la Joconde ?") plutôt que l'affirmation, le risque de suspicion plutôt que l'argumentation de son innocence ou d'assumer sa culpabilité, bref le courage (et pourtant ce haut personnage en a fait preuve et en a à revendre). Est-ce aussi lié au choix de l'écrivaine de ne pas tâcher l'image paternelle ? Bref, je reste avec ma question et je n'ai pas trouvé la réponse, juste des propositions.
Au-delà des images et des instantanés de vie remémorés, l'autre très grande qualité de Comme un ciel en nous est l'écriture de Jakuta Alikayazovic : le récit est remarquablement écrit, avec un style splendide. L'autrice décrit les lieux du musée, rappelle les anecdotes (l'arrivée en France, les instants scolaires, l'apprentissage de la langue, le poids des mots entourés par le père puis non utilisés par la fille romancière, les blessures d'amour propre, les remarques dégradantes, les détails des œuvres picturales, comptés et recomptés). Il y a une réelle pudeur et une infinie tendresse qui se dégagent dans ce texte beau, solaire, impitoyable et court. Une parenthèse littéraire et artistique qui s'apprécie comme un moment suspendu et bienvenu, un moment sur des époques révolues, qui porte haute la réflexion sociologique, géopolitique, humaine tout simplement.Éditions Points
Prix Medicis essai 2021
page 47 : Il croyait qu'une identité pouvait s'inventer, se créer comme on crée une œuvre d'art et, comme une œuvre d'art, tout en étant créée de toutes pièces, ne jamais manquer de naturel. Il croyait qu'on peut se choisir des valeurs pour patrie. Les nationalismes le répugnaient. Lui, il voulait vivre dans la beauté.
page 93 : Certaines phrases, en apparence anodines, en apparence bienveillantes, vous sont assénées par des gens qui brûlent de vous blesser. Ces gens-là, on les reconnait non pas à la douleur qu'ils vous causent et qui pourrait très bien être, comme ils le prétendent si vous leur en laissiez l'occasion, le fruit de l'ignorance ou de la maladresse ; ce qui les trahit, c'est l'intensité du regard qui suit, car ils vous scrutent. Ils vous étudient, et leur art, leur jouissance, est dans la peine qu'ils vous causeront - ou plutôt dans les signes qu'ils en verront sur vos traits.
Quand tu écouteras cette chanson - Lola lafon (entre **** et *****)
Quand tu écouteras cette chanson est la première œuvre lue de Lola Lafon. À travers cet écrit, l'écrivaine raconte la nuit passée dans le musée Anne Frank à Amsterdam, dans l'Annexe, là où ont vécu cachés Anne Frank et sa famille pendant ses deux dernières années, avant leur découverte par la Gestapo et leur déportation funeste dans les camps d'extermination nazis. Lola Lafon rend hommage au travail de mémoire que s'est imposé Anne Frank à travers son journal intime écrit, réécrit, aux phrases pesées, aux anecdotes intelligemment narrées et réfléchies, à l'intimité dévoilée et finalement censurée.
Lola Lafon revient sur la ténacité de l'adolescente à réclamer ces deux demi-journées hebdomadaires de droit à l'unique table du petit appartement, pour pouvoir écrire, juste écrire et élaborer son journal témoin d'une époque monstrueuse. Lola Lafon rend hommage à la jeune écrivaine qui a souhaité transcrire son quotidien avec honnêteté avec ses mots et ses émois d'adolescente, dans un refuge partagé entre huit personnes, dans lequel le silence était la monnaie de la survie, même si cela n'a pas suffi.
Lola Lafon éclaire sur le cheminement du père d'Anne, Otto Frank, sur ses choix de refuge (au-dessus de son lieu de travail, au plein cœur d'Amsterdam, une autre ville de tous les dangers, comme Paris à la même époque). Elle indique toute son ingéniosité à ériger une autre vie, faite de confinements et de rituels très organisés, limités en sons et en bruit. Elle montre aussi à quel point cette organisation aidée de mains généreuses et bienveillantes a permis la longévité de cet isolement social et physique. Très certainement, par ce choix audacieux et qui aurait pu suffire s'il n'y avait pas eu dénonciation, Otto Frank a assuré la survie de deux années à huit personnes innocentes. Par une écriture ample, très humaine, Lola Lafon met aussi en perspective sa propre histoire familiale, le silence des survivants et le pouvoir de la littérature. Elle décortique la pesanteur du trauma, la vigilance et la même inquiétude que nous devons tous avoir à l'égard des actes antisémites qui ne sont jamais anodins, relents d'un passé génocidaire et d'une stigmatisation inavouée.
Lola Lafon reprend l'histoire du journal d'Anne Frank, ses nombreuses publications et les amendements opérés, les choix éditoriaux de coupe sur certains moments intimes d'Anne, les choix grotesques pour donner un semblant de sens à une comédie musicale ou un film, les contestations fallacieuses des négationnistes qui abhorrent son existence. Parce que le journal d'Anne Frank rappelle à tous que tous avaient la connaissance de camps de concentration et d'extermination, à l'époque donnée.
Quand tu écouteras cette chanson rend hommage à une écrivaine en devenir, victime de la Shoah, à une écrivaine qui n'a pas eu le temps d'apprécier l'importance autant littéraire qu'historique de son témoignage, auprès du public adolescent en particulier, auprès de l'humanité toute entière.
Avec une plume sincère et une écriture directe, Lola Lafon propose un essai émouvant, qui met en lumière et renseigne l’œuvre essentielle du journal d'Anne Frank. À relire indubitablement.
Éditions Le Livre de Poche
La Folle du logis - Rosa Montero *****
| image captée sur le site Libfly.com |
Elle vit et a vécu comme bon lui semblait : ses souvenirs personnels juxtaposent l'universel et la grande Histoire : sa jeunesse fut imprégnée par l'époque franquiste, la jeune adulte vécut à fond la Movida. D'elle, on ne cernera peu de choses, ou du moins juste ce qu'elle a souhaité laisser entrevoir. Jamais elle ne se regarde écrire, elle pense comme elle respire, elle atteint le vrai sans le chercher. Ce qui fait que ses mots chantent, gardent leur fraîcheur, deviennent des belles pensées et ne s'oublient pas. La Folle du Logis est un récit hybride, exemplaire : une pincée d'essai, un zeste d'autofiction, une pointe de surprise, jamais de narcissisme. C'est l'hommage d'une grande dame à la littérature et à ses petites fourmis ouvrières, à lire absolument.
D'elle
« On se trouve au seuil même de la création et des trames admirables, des romans immenses éclatent dans nos têtes, baleines grandioses qui ne laissent voir que l’éclair de leur dos mouillé ou plutôt des fragments de ce dos, des parcelles de cette baleine, des miettes de perfection laissant deviner l’insupportable beauté de l’animal tout entier ; mais ensuite, avant d’avoir pu faire un geste, avant d’avoir été capable de calculer son volume et sa forme, de comprendre le sens de son regard perçant, la bête prodigieuse plonge au fond de l’eau et le monde reste paisible et sourd et terriblement vide. »
Traduction réussie de Bertile HausbergÉditions Métailié
Livre gagné lors d'un concours organisé par Miss Léo pour son blog anniv : j'ai beaucoup de chance !
autres avis : Miss Léo, Mango, Keisha, Clarabel, Dominique,...
et mon unique participation au mois espagnol initié par Sharon et qui se termine aujourd'hui (ouf, j'ai eu chaud ! ) et un de plus pour le défi d'Asphodèle (Prix Saint Emilion Pommerol Fronsac en 2006.)
Suite à un accident grave de voyageur - Éric Fottorino *****
page 55
Par leur geste, certains ont sûrement voulu secouer la société qui rejette les plus vulnérables (...) Ces solitaires nous renvoient à notre solitude (...) Celle qui naît d'un accord tacite, d'une conspiration du silence. Qui ne dit mot consent. Qui ne dit suicide se condamne à le revivre ad nauseam. Qui ne dit combien, pourquoi et comment s'expose, à l'image de notre pays, à subir une crue de cette mortalité honteuse. Les mots parlent malgré eux. France et souffrance, France et sous-France. Le suicide interroge les fondements de notre condition humaine. Notre société du chiffre triomphant et des records insignifiants ne sait pas relier chômage et suicide, précarité et suicide, harcèlement et suicide, perte de l'estime de soi et acte désespéré. Laideur et envie d'en finir.
avis : Jérôme, Noukette ,
emprunté à la bibliothèque (je rends gloire et grâce à ma copine A-L qui s'est pointée un mercredi en me remettant ce chef d’œuvre dans les mains et en précisant : « il faut que tu le lises ! ». Comme je suis d'une nature docile, je n'ai donc pas résisté et j'ai bien fait !)
Une autre vie est possible / Jean-Claude Guillebaud ****
Rentrée littéraire 2012
avis : Zazy
Les Pieds sur terre - Sonia Kronlund *****
Ce livre nous éclaire sur ces paroles dites en l'air, inaudibles mais qu'il faut considérer pour s'interroger : Comment a-t-on pu laisser faire ? Comment peut-on penser ainsi, après les génocides passés ? Comment a-t-on pu laisser l'argent nous pourrir à ce point la vie, là où le gain économique du «toujours plus» autorise certaines entreprises florissantes à délocaliser, tout en ayant auparavant empocher de substantiels dividendes et accessoirement des subventions publiques ? Restent toutes ces prisons dans nos cerveaux qui nous empêchent de grandir tout simplement.
Ce livre nous permet de nous apprécier davantage car il nous ouvre le cœur et nous oblige à voir pour mieux nous entendre, à considérer l'autre non plus comme un ennemi mais comme une personne différente de nous et riche de ses expériences : un premier pas vers l'amour et l'acceptation de son prochain comme entité !
Un très grand merci à Libfly et à Actes Sud pour ce partenariat qui m'a permis de recevoir ce livre formidable contre critique.
Dédicace personnelle : je sais que nous ne sommes pas le 12 du mois mais je voulais rendre hommage à travers cet avis aussi imparfait soit-il, à Monsieur Hubert Nissen, fondateur des éditions Actes Sud, un grand humaniste décédé le 12 novembre 2011. Je ne remercierai jamais assez sa maison d'éditions de m'avoir fait connaître deux auteurs qui comptent beaucoup pour moi : Nancy Huston et Laurent Gaudé.
Europeana, une brève histoire du XXe siècle- Patrick Ourednik *****
«Plus tard les historiens ont classé les régimes politiques du vingtième siècle en trois catégories totalitaires et autoritaires et démocratiques. Les régimes totalitaires étaient le communisme et le nazisme et les régimes autoritaires les dictatures fascistes et fascisantes apparues après la Première Guerre Mondiale en Italie et en Espagne et au Portugal et en Bulgarie et en Grèce et en Pologne et en Roumanie et en Hongrie et en Estonie et en Lettonie etc. Les communistes disaient que le fascisme et le nazisme étaient la même chose mais la plupart des historiens ne partageaient pas cet avis et disaient que le fascisme était par nature universel et susceptible de s'implanter n'importe où en s'adaptant aussitôt aux conditions culturelles et historiques données tandis que le communisme et le nazisme étaient par essence inadaptables parce que la réalité des choses y était entièrement subordonnée à l'idéologie. Et c'était justement en quoi ils étaient totalitaires...».
Plus prosaïquement, je reste assez inquiète des nouvelles réformes de l'enseignement de l'Histoire en France. En considérant que les élèves de Première n'ont besoin que de 10 heures pour comprendre les deux guerres mondiales et en excluant l'ordre chronologique (puisque le totalitarisme n'est plus abordé à ce moment-là de l'étude mais bien après, à l'occasion d'un autre bloc de 10 heures), j'émets de sérieux doutes sur la bonne compréhension par la jeune génération des faits passés et le manque induit de connexion entre ces trois pôles.

Moralité : restons vigilants, défendons notre modèle démocratique aussi imparfait soit-il, retenons les faits passés, lisons et échangeons pour ne pas oublier !
145 pages remarquables.
Traduction de Marianne Canavaggio
Livre reçu et lu à l'occasion de l'opération Libfly/Un éditeur se livre Les éditions Allia que je remercie infiniment pour ce très beau cadeau.
voici l'avis de ma Comète préférée : ici
évasion musicale que je dois à Anis (merci infiniment) : We can work it out - Noa et Mira Awad
Nous avons le pouvoir de ne plus subir, de décider d'une autre destinée commune ensemble. Aidons-les, aidons-nous.
Machine Soul - Jon Savage ***
Hyper documenté et nourri de noms d'artistes inconnus par moi-même, ce petit livre (48 pages) réveille et éveille le pépère ou la mémère qui sommeille en chacun(e) de nous : mais non, je n'ai pas insinué que vous étiez vieux/vieille ! Traduction d’Étienne Menu
Livre reçu et lu à l'occasion de l'opération Libfly/Un éditeur se livre Les éditions Allia que je remercie infiniment pour cet envoi.
(et de 3/5 pour le challenge God save the Livre d'Antoni)
Derrida à Alger, un regard sur le monde *****
évasion musicale : Again and Again -Basto











