I don't care...because Beautiful, you are !

furent mes chansons de l'été et dès que je les entends, j'ai le smile ! (pour faire vieille jeun's !). Bref, en ce jour d'anniversaire de Jemelivre (huit ans, le benjamin de la famille et pépère déjà !), je trouve que les duos Ed Sheeran - Justin Bieber et le frenchie The Avener en featuring avec Bipolar Sunshine donnent une sacré énergie, une envie très entraînante de remuer du popotin et de chanter à tue-tête ! 



PS : un énorme merci aux visiteurs et visiteuses d'un jour, aux amies et amis de toujours, aux fidèles de chez fidèles, à vous tous et toutes qui vous trouvez par hasard ou par choix dans ces pages toutes personnelles et pas toujours sensationnelles... à mon image, assurément ! Je vous embrasse et n'oubliez pas :

BEAUTIFUL, YOU ARE !

Sans amour, nos vies sont dérisoires...

Ce n'est pas moi qui le dis mais un duo d'affinité sororale Les Frangines à fines voix avec leur chanson très douce, entraînante et super sympa à entendre, qui met la pèche pour la journée !
Bref Donnez-moi porte bien son titre, car elle donne beaucoup d'énergie pour ceux et celles qui l'écoutent.

La Photo du Mois #54 : Objet(s) de votre enfance

Le thème de ce mois fut choisi par notre très cher Blogoth67 qui argumente ainsi :
" Vous avez certainement au fond d’un tiroir, dans un placard, un objet (jouet, doudou, livre, médaille…) lié à votre enfance. Remontez vite le temps et merci de nous le faire découvrir ! "

Normalement, j'aurais dû vous dévoiler Ouah-ouah, mon meilleur ami de mes premières années. Mais, malheureusement, ce chien en peluche qui cache en son sein (ventre) un espace vide non négligeable  pour y mettre tous mes secrets et autres pierres, bijoux, dessins faits maison, s'est fait la malle et est en pèlerinage breton. Comme je n'ai pas mis les pieds cet été dans mon petit paradis finistérien, du coup vous allez rater THE star !

De mon enfance, je n'ai gardé que peu de choses (la faute à de nombreux déménagements où entre choisir de garder et gagner de la place dans les camions fut l'objet d'incessantes tractations). L'objet que je vous présente m'est précieux pour deux raisons :
  • il me fut offert par mon père lors d'un de ses nombreux séjours sportifs à l'étranger (ici en Andalousie),
  • il me rappelle une image de moi petite (à trois ans) portant le costume (image prêtée aux élèves de mon ancien lycée lorsqu'il a fallu compléter pour la gazette annuelle de l'établissement une sorte de quizz  de photos de professeurs non reconnaissables parce que beaucoup plus jeunes... Je dois dire que cette photo fut un vrai challenge pour me dépister-) 
J'ai voulu mettre en scène cet objet en l'associant à deux éléments importants de ma vie : un adorable érable japonais (offert par mon cher et tendre qui sait ma passion pour ce type d'arbre et pour fêter notre nouveau "chez nous") et un porte-manteau qui a traversé l'enfance de ma cadette et qui, j'espère, traversera l'enfance d'un.e autre petit.e (le fait que "son" porte-manteau porte "ma" robe est un clin d’œil au soutien de famille et à la transmission !).

Tout cela pour vous dire que cette photo parle beaucoup de moi, de ma famille et de ma vie mais après tout, elle est publiée sur un blog qui se nomme Je me livre donc c'est normal !
Allons admirer les objets des photocopains et des photocopines :

Une vie entre deux océans - M.L Stedman *****

Je dois cette lecture à Dame Aspho qui m'avait offert le précieux roman lors de notre dernière rencontre (il y a trois ou quatre ans, je crois). Et je l'en remercie et lui envoie des centaines de bises. Longtemps, au cours de ma lecture, j'ai opté pour le **** mais un coffre et les dernières pages ont fait fléchir le verrou : bref, j'ai craqué. Et le ***** s'est d'office imposé !
Une vie entre deux océans par Stedman
Image captée du site de Babélio


Une vie entre deux océans est un livre sur l'amour : celui qu'un couple peut entretenir malgré les tempêtes, les échecs, malgré les représailles et les obstacles, malgré les aléas de la vie ; celui réciproque des parents pour un enfant, d'un enfant pour ses parents, les adultes qui l'élèvent, qui l'ont désiré après tant d'attente. 
Dans Une vie entre deux océans, on y parle d'honneur, de droiture et de conscience (souvent mauvaise, souvent de cas), d'amitié franche et d'attitudes nauséabondes, de maternité et de stérilité, et de désir d'enfant.
Dans Une vie entre deux océans, les personnages sont disséqués à la loupe, on les voit évoluer, on les ressent, on est eux : c'est tellement beau, tellement rare, tellement exceptionnel pour un premier roman qu'on en est ému aux larmes, qu'on pleure réellement ! (et je ne blague pas, j'ai fini en fontaine : un trop plein d' 'émotions à gérer car l'autrice M.L Stedjman ne nous épargne pas, enfin je parle pour moi !) 
Dans Une vie entre deux océans, vous y découvrirez le magnétique Tom Sherbourne, l'exaltée Isabel Graysmark, la torturée Hannah Roennfeld, une survivante Lucie qui promet, des compagnons de route fidèles (Ralph, Bluey, Gwen), des policiers protecteurs et des inquisiteurs, la lignée officielle et l'usurpée, une île sauvage Janus Rock qui ne rend pas l'existence aisée et dont l'environnement modèle les caractères. 

J'ai tout aimé dans ce livre : sa construction historique (l'entre deux guerres), ses descriptions sur le métier de gardien du phare, sa forme narrative qui nous tient en haleine du début à la fin, ses personnages très marqués et parfaitement cadrés, son rythme alternant les époques. 
Ce roman a eu un succès phénoménal à sa sortie -succès mérité, je me répète- et je le reconnais, j'ai volontairement retardé sa découverte de peur d'être déçue : je ne regrette aucunement cette attente, j'ai accordé à cette histoire le bon timing pour m'y imprégner et franchement : quel bonheur ! 

Une vie entre deux océans est un concentré de romanesque inscrit dans la grande Histoire (et occulter le cadre historique serait une grave erreur), d'enquête policière et de tension psychologique, une relation entre l'Homme et la Nature (la sienne et la sauvage). Un grand moment de littérature, assurément !

Editions Le live de Poche
Traduction de Anne Wicke

et un énorme merci à Miss Aspho !


Troisième personne - Valérie Mréjen (entre *** et **** mais plus près du ****)

Troisième personne de Valérie Mréjen est un écrit court (cent pages maximum, en édition folio) sur l'expérience de la maternité, expérimentée par un couple de parisiens. Il recueille tout plein d'anecdotes, certaines vécues, d'autres imaginées narrées avec recul et retenue, avec une forme empathique de distanciation. J'ai beaucoup aimé et me suis retrouvée dans des situations décrites. 
Troisième personne par Mréjen
Image captée sur le site de Babélio
De ce roman-essai-objet littéraire non identifié, on retiendra quelques images très belles (la rencontre sucrée et d'une grande générosité entre la Troisième personne et un homme apparemment sans abri, la conversation nostalgique entre l'accouchée et une sage-femme, le regret de l'absence des grand-mères, le premier envol, la photo d'un taxi, toutes les formes de transmission...).  Il en a d'autres et franchement, c'est un ouvrage qui mérite le coup d’œil (tant pour sa forme narrative que pour son contenu).

Dire que Troisième personne intéressera un public large paraît peu probable : il s'adresse principalement à ceux et celles qui un jour ou l'autre ont eu envie ou ont l'envie d'approcher l'univers des tout-petits (de la naissance à l'éveil de la conscience - autre très beau moment décrit-) sans que cette évocation soit douloureuse.

J'éprouve une admiration sincère pour Valérie Mréjen et une tendresse particulière pour ses écrits déjà lus. Adepte des textes courts (au moins ceux que j'ai déjà abordés : L'agrume, Mon grand-père et maintenant Troisième personne), l'artiste est capable de modifier son registre littéraire : dans L'agrume et Mon grand-père, il y a un petit côté acerbe, cynique, naïf et percutant qu'on ne retrouve pas dans Troisième personne (littérairement plus construit, plus neutre et avec un humour simple et sans calcul). Je loue sa capacité à la précision, à la concision, le juste mot, le bon mot.

Collection Folio 
Éditions POL  (maison d'édition très branchée Maternité)

page 32 : " Les petites mains attireront d'autres mains constellées de taches de vieillesse, des pouces fripés, des phalanges tordues par l'arthrose, des annulaires ornés d'alliances portées pour la première fois cinquante ans plus tôt, de doigts majoritairement féminins qui viendront prestement établir un contact avec le poignet rebondi comme pour saisir un peu de sa jeunesse, intercepter une once de ses ondes bénéfiques."
 
page 64 : " Ils relisent les histoires jusqu'à les connaître par cœur. Ils peuvent les réciter de mémoire : il est tout à fait inutile de continuer à chercher sous le lit tel album introuvable au moment du coucher, d'effectuer des va-et-vient de la chambre au salon, du salon à la chambre et de soulever dix fois de suite les mêmes coussins. On le trouvera demain. En attendant je peux te raconter Babar quand même.
Non elle préfère le livre, avec le vrai texte et les vraies images. La prouesse que la mère se propose d'accomplir en récitant toute l'histoire de mémoire ne lui dit rien que vaille. Elle n'a aucune confiance dans les capacités mnésiques ni les talents de comédiens que ses parents pourtant très motivés essayent au mieux de mettre en avant. Il faut absolument trouver l'ouvrage qui doit être caché quelque part au fond d'un tiroir ou sous un tas de couvertures."

avis : Antigone, Cathulu

Évasion musicale obligée : The sound of silence - Simon & Garfunkel (merci à eux d'avoir composé un si bel hymne musical, merci à elle pour l'instant littéraire consacré à cette splendide chanson)
De l'autrice :
L'agrume
Mon grand-père

La Photo du Mois #53 : Mythes et Mythologie(s)

Le thème de ce mois-ci a été choisi par Pink Turtle

Un petit tour dans mon endroit préféré de Vancouver , le Stanley Park, afin d'y retrouver les sculpturaux totems des Premières Nations.
L' image choisie représente le totem du peuple Ga'akstalas :
Ce totem raconte l'épopée
  • d'un ancêtre qui aurait survécu à un déluge et aurait apporté à son peuple son premier canoé
  • d'un autre héros, Siwid, qui aurait rencontré le dieu de la Mer et aurait obtenu le droit d'utiliser tous les masques du royaume marin.
En bas, la déesse géante symbolise l'apport de magie et la richesse de son peuple. Ce totem a été érigé par respect des ancêtres et pour rappeler aux plus jeunes, la puissance du peuple Ga'akstalas.


Mythonons chez les photocopains et photocopines