La Photo du Mois # 58 : Perspective

Le thème fut choisi par Frédéric qui argumente par : "Technique de représentation de l'espace et de ce qu'il contient en fonction de lignes de fuite (généralement convergentes). » Plus simplement, prenez deux lignes (voire davantage) qui partent vers une même direction. Elles peuvent aussi se rejoindre en un point (telle une route). Astuce : prendre une photo en positionnant son appareil photo au plus près du sol accentuera la perspective du sujet (que vous avez choisi de photographier)."

Voici l'image du mois choisie par ma cadette parmi une sélection de cinq photos (ce défi devient une affaire de famille) :
J'aime cette image toute simple qui parle de lointain, de perspectives (à la fois cavalière et d'avenir), qui dresse un chemin au départ ouvert et qui s'achève dans la forêt en obscurité (où tout est possible). Les herbes folles sur les côtés protègent-elles des grenouilles, des nénuphars ou bien servent-elles les desseins de sorcières et de sorciers en embuscade ?

Allons mettre en perspective les images des photocopains et photocopines :

De pierre et d'os - Bérengère Cournut *****

De pierre et d'os narre l'épopée d'une adolescente inuit séparée de sa famille le jour d'une fracture de banquise.
Je pense que je vais être économe en paroles sur ce roman-ci, comme si son univers imposait le silence, la contemplation et le respect.

La plume précise de Bérengère Cournut provoque facilement la visualisation : on a froid, on a faim, on est envahi de blanc.
 
J'ai tout aimé dans cette histoire : les parties poétiques invoquant les esprits, les descriptions de chasse, de construction d'igloos, les conditions de survie, les paysages, les relations humaines et sociétales, l'évolution de l'héroïne -son instinct de survie, sa mise en danger permanente, sa capacité à ne pas se perdre complètement, à faire confiance durablement (parfois aveuglément), à aimer, à se tromper, à construire et à se construire. 

Ce qui m'a particulièrement plu est l'approche intelligente et romancée de la culture inuit, où on apprend qu'une grand-mère est aussi la fille de sa fille, où un nouveau-né est prénommé lors du décès d'un autre et est affublé d'esprits animaliers, où justement ces esprits détournent la raison, où l'adoption est naturelle, où la vie est fragile, où la loi s'applique par des règlements de compte. 

Pourtant l'autrice ne nous épargne et n'épargne pas Uqsuralik mais tout événement, même le plus scabreux, se fonde dans la masse de l'intrigue, comme une étape de vie. Ce parti pris détonne, il n'y a aucune mièvrerie, aucune pesanteur sur les conditions de vie éprouvantes où la faim tiraille constamment les estomacs, où la valeur d'un être se mesure à sa capacité à nourrir sa famille, à partager aussi. D'ailleurs, dans cette culture primitive, pas d'école : le langage est uniquement oral et s'exprime aussi par le chant. 

L'écriture de Bérengère Cournut est belle et diverse, montre l'aisance de l'autrice dans le pur roman comme dans le chant prophétique, nourrie par l'immersion dans le muséum d'histoire naturelle à Paris et la rencontre avec des ethnologues. 

De pierre et d'os est un roman apaisant, racé, qui évade autant qu'il cultive et qu'on quitte très très très difficilement (j'ai prolongé volontairement la lecture ; c'est un signe qui ne trompe pas).
En toute fin de l'ouvrage, on a le droit à quelques photos émouvantes, belles, de grande classe à l'image de cet excellent roman qui a reçu un prix littéraire (prix du roman Fnac 2019) archi mérité.

Éditions Le Tripode

Les livres à l'épreuve du temps # 9 : Villa triste **** vs Un pedigree *** - Patrick Modiano

Dans Villa Triste, d'un héros (Victor Chmara -nom d'emprunt-, en quête d'envie littéraire et d'horizon lointain, qui claque l'argent d'on ne sait où, à Annecy où il séjourne jusqu'à plus d'envie), on passe à deux (Yvonne Jacquet, actrice débutante, envoûtante jeune femme, au cœur sentimental chancelant mais qui souhaite toutefois assurer ses arrières) puis à trois (René Meinthe, entremetteur, plus porté par la gente masculine, et qui aime se lancer des défis).
Dans Villa Triste, il y a de l'argent qui coule à flot et d'origine obscure sinon douteuse, un concours hallucinant de descente de voiture, des mécènes et des frivoles, une ambiance du Sud, beaucoup de légèreté et finalement peu de construction d'avenir : tout est possible mais rien n'est fait !

Dans Un pedigree, il y a une forme de gravité : l'image paternelle est explorée. Dans Un pedigree, Patrick Modiano se met à nu, met à nu son père, raconte son enfance, le couple libre de ses parents, sa difficile relation avec son père, l'infinie et inconsolable tristesse de l'absence du frère (Rudy, parti trop tôt), la solitude d'un jeune garçon qui a manqué de repères parentaux, de foyer chaleureux (certainement aimant, à leur façon ; distant, ça c'est sûr). Ce qui surprend dans Un pedigree, c'est la figure de l'enfant qui s'est construit au milieu d'adultes plus ou moins proches de ses parents, dans des institutions, et la confiance aveugle (pour ne pas dire irresponsable de ces derniers à laisser leur progéniture à de vagues connaissances, parce que cela arrangeait leurs affaires -de cinéma, de théatre pour la mère, de commerce pour le père-).

Contrairement à Villa triste (histoire plutôt réduite en nombre de personnages), Un pedigree recense tout l'entourage de l'époque : chaque protagoniste porte un prénom, parfois un nom, parfois une initiale. La seule qui n'hérite pas d'identité propre est la fameuse seconde femme du père, celle qui l'a éloigné de son fils Patrick. Cette Italienne a le droit d'être uniquement comparée à une comédienne connue de l'époque  (Mylène Demongeot) et d'être résumée ainsi : la fausse Mylène Demongeot (avec tout ce que l'adjectif fausse sous-entend : fausse, qui n'est pas vraie - fausse, qui n'est pas honnête. Et reconnaissant l'esthétisme modianesque dans le choix des mots, on peut sans conteste considérer que les deux sens sont employés simultanément ici). 

Dans les deux écrits, on retrouve la précision des faits, des détails si chers à Patrick Modiano, le juste mot, le bon mot à la virgule près. Le texte est travaillé, les ambiances sont installées, tout est propre et logique. Dans Un pedigree, Patrick Modiano se livre sans tabou, avec mesure, exprime ses sentiments de "petit", son recul de "grand". Dans Villa triste, on est dans un roman complètement ancré avec les thématiques favorites de l'écrivain nobelisé : des personnages au passé trouble ou sans passé, au futur incertain, à l'identité peu confirmée dont on explore un instantané de vie.

Comme d'habitude, on quitte les deux œuvres avec contentement parce qu'avec Modiano, on ne risque rien, à part de belles phrases, une réelle sincérité et l'envie de continuer le chemin (enfin, c'est vrai pour ce qui me concerne). Même si je reconnais  que ces deux œuvres sont moins punchies, moins frappantes que Rue des boutiques obscures et Dora Bruder qui pour moi restent des moments de littérature exceptionnels, chacune d'elles laisse une trace : témoignage d'une profonde tristesse pour Un pedigree (ou comment se construire dans l'absence et dans l'attente ?), image volubile et arty pour Villa triste.

Collection Quarto Gallimard

avis sur Villa triste : Ingannmic,

avis sur Un pedigree : Geronimo, Sharon, notre Galinette nationale qui nous manque beaucoup, Mimipinson,

Du même auteur :
Rue des boutiques obscures
Dora Bruder
Souvenirs dormants

Les livres à l'épreuve du temps # 8 : Pêcheur d'Islande ***** - Pierre Loti

Je dois cette lecture à quelqu'un qui me veut du bien et qui compte beaucoup dans ma vie professionnelle. C'est aussi une personne attachante, attentive et qui sait repérer les talents. Quelqu'un de bien, donc ! Et que je remercie pour ce très beau cadeau.


Pêcheur d'Islande est l'histoire d'une attente de deux ans, d'un amour qui tarde à se construire. Au-delà du duo Gaud-Yann, l'écrivain-marin Pierre Loti dresse le rude univers des pêcheurs qui assurent leur subsistance au péril de leurs vies. 

Pêcheur d'Islande est un magnifique roman d'amour, de rencontres et d'absence(s). C'est aussi un roman social où les liaisons s'élèvent en fonction du rang ou de la renommée, où un déclassement peut libérer une timidité, où la mer et la guerre défont les couples et déciment les familles.

Avec une écriture délicate, quasi impressionniste, Pierre Loti dresse un village breton fouetté par les embruns, vivant au rythme des marées et des tournées maritimes de pêche au large, retenant son souffle à chaque retour de chalutier, à chaque courrier postal annonciateur souvent de décès lointain.

J'ai absolument tout aimé dans Pêcheur d'Islande paru en 1886 et qui n'a pas pris une ride. J'ai été charmée par la langue et l'écriture de Pierre Loti, j'ai été émue par le couple en devenir Gaud-Yann (aussi bouleversée que par celui formé par Anne Eliott et Frederick Wentworth dans Persuasion de Jane Austen ou celui de Jane Eyre esquissé par Charlotte Brontë), touchée-coulée par leur timidité, leur réserve  (comme si l'attente et la frustration décuplaient le désir - le leur, le mien de voir leur vœu exaucé-). Deux personnalités singulières, qui passent presque inaperçues mais portent leurs familles respectives : Gaud, plus téméraire, prête à dépasser les convenances et les conventions ; Yann, droit, plus pétri de certitudes, sensible au qu'en-dira-t-on.
J'ai apprécié les descriptions précises qui font sentir les éléments, qui aident l'imagination  : la nature, la vie au village, la mer, la rudesse de l'existence, l'attente des femmes et des vieillards au port, le métier de pêcheur, la promiscuité des habitations et des relations intimes quand une aiëule dort si près. Fameuse aïeule, troisième personnage du roman, qui porte la vie, le deuil et la tristesse, un clan à elle toute seule, assurément un socle fondateur  de cette histoire.

Pêcheur d'Islande est un immense roman, court en nombre de pages (moins de deux cents), qui vous transporte, vous laisse sur le carreau, ébloui.e par tant de virtuosité. Grandiose, tout simplement !

Éditions Le Livre de poche.

Les livres à l'épreuve du temps # 7 : Soif *** - Amélie Nothomb

Jésus ou les derniers jours de sa vie racontés par notre Amélie quasi nationale dans une Soif sympathique qui s'inscrit naturellement dans l’œuvre de cette romancière prolifique.  
Soif par Nothomb
image captée sur Babélio
J'ai lu Soif en septembre 2019, j'ai bien apprécié cette lecture mais clairement, comme beaucoup d'ouvrages d'Amélie Nothomb, il souffre de l'épreuve du temps. Je retiens de cette histoire son côté people avec l'affirmation de la relation amoureuse entre Jésus et Marie-Madeleine, les états d'âme du Messie chrétien. Je loue réellement la capacité d'Amélie Nothomb à nous restituer Jésus comme être humain, à le doter de sentiments, d'expressions, à le sortir de son mythe, à lui rendre son humanité. C'est vraiment la qualité première de Soif, celle qui à mon avis justifie parfaitement sa très belle ascension dans la liste des sélections du Goncourt 2019. Et c'est mérité et indiscutable mais ce ne fut pas suffisant pour obtenir le Saint Graal (et d'un autre côté, j'aurais bien vu d'autres bouquins l'obtenir avant Soif). 
Comme toujours avec Amélie Nothomb, ce roman se lit vite et s'adresse à tout le monde : elle doit sa large audience qu'à elle-même et à son talent littéraire - être accessible et courageuse n'est pas donné à tout le monde-.
Mais, depuis plusieurs romans maintenant (et ce n'est pas faute de lui laisser à chaque fois sa chance car j'éprouve une réelle affection pour cette écrivaine intelligente, sympathique et humble), il m'en faut plus et je pense que le fait qu'elle publie tous les ans sans laisser le temps de la décantation de son dernier-né littéraire explique que le contenu soit si peu étoffé, que les personnages soient si peu marqués (excepté Jésus en guest star), que les scènes ne restent pas dans mon cerveau, que je referme ses bouquins en marmonnant à la Lelouch, "tout cela pour cela" (oui, je sais faire ma ronchonne). Et l'autrice le dit bien et avec sincérité : elle n'en voit pas l'intérêt, explique avoir tout dit sans éprouver la nécessité de revenir sur le "premier jet". Et je me dis qu'à force de publier des écrits qui ne durent pas, je doute de la capacité d'Amélie Nothomb à créer à nouveau des romans aussi prenants que Hygiène de l'assassin et Les catilinaires (pour le côté création romancée) ou bien Le sabotage amoureux, Métaphysique des tubes ou Stupeur et tremblements (pour le côté autofiction), dans lesquels on a le sentiment d'avoir appris/retenu quelque chose après la lecture.

En résumé : Soif est un roman idéal entre deux lectures bien pesantes ou deux pavés qui prennent bien la tête. Avec Soif, on ne risque rien, juste le plaisir instantané d'une lecture éphémère. 

Éditions Albin Michel

avis : Laure (qui a adoré et en fait un coup de cœur)

De la même auteure :
Frappe-toi le coeur (j'ai tout oublié)

Non chroniqués
Hygiène de l'assassin (***** pour moi, le best !)
Le sabotage amoureux (****, souvenir sympa mais scènes un peu oubliées)
Les Catilinaires (****, images encore fortes dans mon esprit)
Stupeur et tremblements (****, images encore fortes dans mon esprit)
Métaphysique des tubes (****, souvenir sympa mais scènes un peu oubliées)
Le fait du prince (j'ai tout oublié)

Les livres à l'épreuve du temps # 6 : Les petits de Décembre *** - Kaouther Adimi

Les petits de Décembre sont au nombre de trois, trois adolescents (deux garçons et une fille) qui jouent au football sur un terrain, pas très loin de leur foyer. Malheureusement pour eux, leur plaine de jeux est convoitée par deux généraux, bien décidés à y implanter leurs futures demeures de retraités. Ce conflit de voisinage va prendre des proportions nationales et internationales inattendues.
Dans Les petits de Décembre, Kaouther Adimi dresse une révolte de la rue face aux nombreuses exactions de certains militaires algériens. Le terrain devient une parabole des luttes et des souffrances, un biais pour montrer son mécontentement face à une autorité privilégiée qui a utilisé sa position de force pour obtenir moultes droits à la propriété et usurper des permis de construire. Ces mêmes dirigeants usent de toutes les intimidations (chantage au procès, chantage à la destitution de décorations, chantage sur l'honneur) et diverses menaces (surveillance de réseaux sociaux, menace de fermeture d'un journal ou d'un parti politique, menaces sur les pères, flatteries auprès des mères) afin d'arriver à leurs fins et d'amadouer cette jeunesse fougueuse et peu contrôlable. Mais l'avantage de notre monde actuel est que finalement beaucoup d'événements filtrent hors du territoire national ; l'inconvénient est que la pression populaire internationale n'est pas toujours suffisante pour changer le diktat.
La rébellion infantile est suppléée par des jeunes adultes qui n'ont rien à perdre parce qu'ils n'ont rien à y gagner (au chômage, en désintégration sociale, pourtant diplômés) : leur fronde devient leur point de salut, le témoignage publique de leur conscience politique, de leur fierté, de leur honneur retrouvé.

Kaouther Adimi arrive parfaitement à décrire l'univers algérien, la corruption des élites, leurs bassesses : leur cruauté est égale à leur crédulité face aux sciences occultes, leur nuisance se mesure à leur capacité à imposer leur loi.

J'ai apprécié la lecture de Les petits de Décembre. L'écriture précise de Kaouther Adimi est toujours présente, sensible. Elle s'attache à décrire parfaitement la société algérienne et les post-attentats des années 1990. Mais il m'a manqué un souffle, un rythme (j'ai eu le sentiment de répétitions, d'une histoire qui évolue et glisse doucement, très doucement, trop doucement au point d'interrompre ma lecture pour découvrir un autre ouvrage et finalement revenir à ce roman.) Si les personnages sont parfaitement marqués et distincts, je ne me suis attachée à aucun.e d'entre eux : le fait de ne pas avoir un héros mais des héros (choix qui s'explique parfaitement) ne facilite pas l'attrait pour l'un.e ou pour l'autre.    

Aussi politique et aussi ancré dans le réel que L'envers des autres, moins historique que Nos richesses, Kaouther Adimi construit un roman sociétal abouti qui donne en un temps donné une photographie d'un quartier/d'un pays avec des personnages hauts en couleurs (où les femmes prennent une large place avec un trio de grande envergure Adila-Yasmine-Inès), un quartier cosmopolite et vivant, où vit une opposition singulière à la Gandhi qui témoigne la grandeur d'âme de ses habitants et contraste avec le mépris des "grands" de cette fable moderne.

Éditions du Seuil 

De la même auteure

avis : Clara

2020, année mathématique !

2020 : année constituée uniquement de la répétition de deux entiers pairs :
  •  le premier (0) : élément neutre pour l'addition. 0 est l'unique entier qui admet une infinité de diviseurs.  (Qualité rare et précieuse)
  •  le second (2) : unique entier pair premier (2 est pair et 2 n'a que deux diviseurs positifs : 1 et lui-même 2.). (Qualité rare et précieuse)
Je vous souhaite une très belle année 2020 pleine de joie, de plaisir, d'amour, d'équations (tout plein d'équations à résoudre) ainsi qu'une excellente santé, à vous et à vos proches !
image captée sur ce site
Et comme tout début d'année qui se respecte, je débute par une petite rétrospective de l'année passée (2019 donc..). J'ai contourné certains titres (oui, je sais, c'est honteux !!!)

Je lis donc je suis

Décris-toi : en toute modestie... Miss Islande !!!!
 
Comment te sens-tu ? En (la) révolte
 
Décris où tu vis actuellement : près de Le Sillon (et c'est vrai en plus !)


Si tu pouvais aller où tu veux, où irais-tu ? Sauver La servante écarlate (mais pas toute seule car elle est entourée de sacrées bandes de taré(e)s !)

Ton moyen de transport préféré : Douces déroutes

Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : Le mari de la harpiste

Toi et tes amis vous êtes : Les petits de Décembre
 
Comment est le temps ? Trois saisons d'orage (et franchement cela barde !)

Quel est ton moment préféré de la journée ? La Troisième (personne) mi-temps

Qu’est la vie pour toi ? Une vie entre deux océans (quel livre, mais quel livre ! Je ne m'en remets toujours pas, et ce titre, mais quel titre !)


Ta peur ? Les sœurs ennemies (c'est une peur sincère, je n'aimerais pas que mes filles qui s'aiment et s'entendent bien, se détestent un jour et de façon définitive... J'aurais vraiment raté un truc dans leur éducation, enfin j'entends par là, un truc important pour moi.)

Quel est le conseil que tu as à donner ? Te souviens-tu (mon Anaïs ? et autres nouvelles)


La pensée du jour  Leurs enfants après eux (pour mon A. et moi, ce serait plutôt et toujours : Nos enfants avant nous !)

Comment aimerais-tu mourir ?  En Taqawan (Taqawan désigne le saumon en langue mi'gmaq)
Les conditions actuelles de ton âme ? Les furies (réponse qui va bien avec ma réponse à la question 2... Quand je vous dis que je suis en colère !)

Ton rêve ? Amour, vampire et loup-garou (parce que depuis le temps qu'ils polluent nos nuits, nos jours, nos contes, nos séries, nos rêves, il serait temps d'en rencontrer un ou deux, sans risques !!!!! Quand je vous dis que je suis d'un grand courage !!!!! Vous l'aviez déjà repéré dans ma réponse à la question 4.... Remarque juste pour jauger votre attention à mes dires hyper essentiels et pertinents.)

Éditions précédentes
Je lis donc je suis en 2018
Je lis donc je suis en 2015

Les mêmes questions chez Noukette, Aifelle, Sandrion, Mokamilla, Emma, Anne, Stephie, Papillon (notre Papillon est partout), Sylire, Syl,

Un autre questionnaire tout aussi sympa chez Kathel, Comète, Papillon,  The Autist Reading (la vue de sa bannière de blog me rend songeuse, très songeuse, très très songeuse...)

Et maintenant, il est temps de bouger son popotin pour fêter tout cela :