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Après un Cocktail sugar, Tenez bon !

Cocktail Sugar et autres nouvelles de Corée ****
Collectif de huit autrices coréennes

 
Cocktail Sugar et autres nouvelles de Corée est un recueil de huit nouvelles intéressantes et de haute qualité, qui permettent d’entrer par la petite porte littéraire dans la culture coréenne, autour de femmes et d’hommes, dans un monde particulier où l’adultère est coutumier. J’ai lu et apprécié certains écrits, j’ai eu un coup de cœur pour le fantastique Cocktail Sugar de Go Eun-Ju (pour la ronde des personnalités et des transmissions qu’il permet avec une chute imparable) et le corrosif Premières neiges de Oh Jung-Hi (une pause goûter gourmande qui m'a rappelée une fable de Jean de la Fontaine en version moderne et humaine). J’ai aimé le portrait maternel dans Le couteau de ma mère (ustensile de labeur et de liberté) de Kim Ae-Ran.  La nouvelle  Les chiens au soleil couchant de Han Kang (prix Nobel de littérature 2024) m'a profondément touchée, nouvelle sombre à la maîtrise parfaite tant dans les descriptions de lieu que des relations, sur une enfance abîmée. J’ai été sensible à Doublage de Park Chan-Soon qui honore les accompagnants avec douceur et délicatesse, sans le côté larmoyant, tout en restant raisonnable. L'héroïne de Trois jours en automne de Pak Wan-So se voue corps et âme à ses missions jusqu'aux trois derniers jours.
Les nouvelles sont relativement longues (la plupart dépassent les trente pages, certaines oscillent autour de soixante pages) et permettent d’installer les personnages et l’atmosphère. Elles sont toutes bien écrites et construites. Elles abordent des femmes de notre temps, combattantes, personnalités déterminées du plus jeune âge au plus ancien, au destin fragile ou fragilisé. Je suis contente de leur découverte.
Éditions Zulma
Traduction multiple conduite sous la direction de Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet.
 
 
Tenez bon - Pierre Assouline (entre *** et ****)
 
Dans Tenez bon, Pierre Assouline nous parle d’expériences de vie (parfois dangereuses, souvent altruistes), de littérature, d’impact d’œuvres littéraires sur sa pensée (et celle de ses élèves), sur ses choix. J’ai apprécié cet essai instruit sans être trop nombriliste, je l’ai trouvé utile et vrai (parce que la littérature a été et est un beau refuge dans ma vie d'humaine et m'a aidée à surmonter des deuils, des désillusions, à continuer à croire en l'humanité même si les temps actuels d'espoir sont durs) : c’est toujours bon de rappeler les valeurs qui nous lient, des valeurs humanistes. J’ai apprécié l’écriture à la fois instruite et claire, son estime de grands auteurs et de personnalités attachantes et justes (j’ai apprécié les moments partagés avec Simone Veil, j'ai compris son exaspération.). J'aime aussi le titre de cet essai avec son double sens : tenir bon en résistant à toutes les formes de bêtise, tenir bon en restant digne tout court. J’ai découvert la plume de Pierre Assouline,  un auteur pourtant bien installé. J'y reviendrai.
Éditions Robert Laffont 
 

Avec Cocktail Sugar et autres nouvelles de Corée, je participe au Petit Bac 2026 d'Enna
Catégorie LIEU (Cocktail Sugar et autres nouvelles de CORÉE) 

 

 

[Nouvelles] À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ? - Gaëlle Josse ****

Retrouver la plume de Gaëlle Josse c'est comme avoir un rendez-vous avec une bonne copine / un bon copain : je me sens tout de suite chez moi, prête à chouchouter dans un climat bienveillant et respectueux, avec une écriture d'une grande poésie. J'aime retrouver cette écrivaine, dont l'univers me fait un bien fou : j'aime son style, j'aime son écriture, j'aime les endroits dans lesquels elle fait passer son lectorat. Bref, je continue ma découverte de son œuvre et à chaque fois, je suis conquise. Le recueil de nouvelles au titre si explicite et si fabuleux, À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ?, ne déroge pas à cette règle. Tip top !

Gaëlle Josse a conçu son recueil de portraits et d'instantanés de vie avec la contrainte de la nuit, celle qui s'étire, celle qui se prolonge, celle qui est perturbée, celle qui permet les pensées de vagabonder (parfois un peu trop). Il y a dans À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ? des récits si courts - 2 à 3 pages souvent - qu'ils se rapprochent de microfictions (si chères à Régis Jauffret). Entre chaque changement de personnage et de cadre, des petits mots de poésie et de respiration de Gaëlle Josse.

À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ? : une belle question avec des éléments de réponse avec l'attente d'un père concernant l'appel de sa fille, des retrouvailles sous fond de lutte de classes, l'attente d'une femme pour un absent, le regard absent après les effusions ou après un bloc opératoire qui vire au cauchemar, le voyage plein de promesses, la bague de la discorde, un oreiller cajoleur, le concert de trop, la voyeuse d'amoureux, la maison de famille sans portique, les appels d'un frère...

Gaëlle Josse varie les histoires, les personnages, les regarde évoluer et penser avec respect (pour ses créatures et pour ses lecteurs). Le style reste descriptif sans variation de registres. 

À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ? est un recueil de grande qualité, comme le sait faire cette autrice prolifique et innovante. 

Éditions J'ai lu (merci pour cette très belle première de couverture : quelle classe tout de même !) 

De la même autrice : De nos blessures un royaume -  L'ombre de nos nuits   - Le dernier gardien d'Ellis Island - Les heures silencieuses - Noces de neige - Nos vies désaccordéesUn été à quatre mains - Une femme en contre-jour  -  Une longue impatience 

Et un de plus pour les challenges Petit Bac 2026 d'Enna et Les gravillons de l'hiver de Sibylline 

et pour le défi En sortir 26 en 2026, défi lancé par Maghily (et logo repris chez Mokamilla) : vous retrouverez les participantes et participants de ce défi grâce aux deux liens.

Catégorie Pronom personnel sujet (À quoi songent-ILS ceux que le sommeil fuit ?)

189 pages 

3/26

Ma liste En sortir 26 en 2026 (en construction et au gré de mes publications)
 1. La nuit retrouvée - Lola Lafon et Pénélope Bagieu [PAL 2025]
 2. Chiennes de garde - Dahlia de la Cerda [PAL 2025]
 3. À quoi songent-ils ceux que le sommeil fuit ? - Gaëlle Josse [PAL 2025]

[Nouvelles] Chiennes de garde - Dahlia de la Cerda (entre **** et *****)

Chiennes de garde est un recueil de portraits-nouvelles de combattantes, un recueil incisif, corrosif, percutant et violent. Oui, cet écrit est à la mesure de l'univers mexicain dans lequel vivent certaines femmes, très loin de l'image des plages, temples et paysages de ce pays, plus près du narcotraffic et du hors-zone. D'ailleurs ces femmes répondent à hauteur de leur agression ou de leur perte, souvent en raison de l'absence de défense judiciaire suffisante et préalable. 

Dahlia de la Cerda nous présente des femmes qui en ont marre de subir et qui choisissent de prendre leur destin en main dans notre monde ou celui des ombres. C'est d'ailleurs une vraie réussite dans ce recueil de portraits de savoir les faire se correspondre et de les fondre dans les mythes du pays (les morts et revenants ont une place particulière dans ce livre). C'est fait avec maestria et une bonne dose d'intelligence et de culture. L'entrée dans Chiennes de garde démarre dans un cabinet libérateur, puis on croise une héritière qui souhaite venger la mort de sa plus proche amie, victime d'un féminicide, une tueuse (voire plusieurs tueuses). Les histoires se croisent, chacune relatant un parcours et beaucoup de luttes pour (sur)vivre ou sur-vivre. 

L'écriture de Dahlia de la Cerda est vive, crue, directe. Elle ne lésine pas et ne ménage pas son lectorat. La violence s'exprime dans les faits, dans les actes, dans les mots. Le tout formé par Chiennes de garde est cohérent, il n'y a pas de répétition, chaque histoire est unique et complète la précédente (s'il le faut). 

Cette édition Points présente en fin d'ouvrage un glossaire de mots mexicains qui n'ont pas été traduits (ils apparaissent en italique dans le texte) : c'est utile. 

Un livre uppercut, intéressant et sombre. 

Éditions Points 

Traduction de Lise Belperron 

Et un de plus pour les challenges Petit Bac 2026 d'Enna et Les gravillons de l'hiver de Sibylline 

et pour le défi En sortir 26 en 2026, défi lancé par Maghily (et logo repris chez Mokamilla) : vous retrouverez les participantes et participants de ce défi grâce aux deux liens.

 
Catégorie Animal (CHIENNES de garde)

Et un de plus pour le challenge Les gravillons de l'hiver de Sibylline. 


189 pages + 3 pages de glossaire




   2/26 

Ma liste En sortir 26 en 2026 (en construction et au gré de mes publications)
 1. La nuit retrouvée - Lola Lafon et Pénélope Bagieu [PAL 2025]
2. Chiennes de garde - Dahlia de la Cerda  [PAL 2025]

[Nouvelles] 13 à table ! 2026 - Quelle bonne idée ! (entre *** et ****)

13 à table ! 2026  propose le thème Quelle bonne idée ! pour fêter dignement les quarante années des Restos du Coeur. Comme toujours, certaines nouvelles me parlent beaucoup, m'émeuvent, d'autres me laissent de marbre. C'est normal, le recueil est suffisamment riche et varié pour plaire au plus grand nombre. 


J'avoue que cette année, j'ai particulièrement apprécié Quatorze minutes de Karine Giebel, une nouvelle forte qui fait passer par plein d'émotions : c'est une réussite (tant dans sa construction que dans sa narration) dans laquelle une absence peut à tout jamais changer la vie d'un humain. 

J'ai éclaté de rire devant À nos actes manqués de Céline Denjean (une guerre sous fond de rosiers et de terrassement). Et pourtant si on y réfléchit, la situation n'est pas si drôle. 

J'ai apprécié La Terre de lait de Sandrine Collette (l'exode des nourrices rurales pour gagner plus d'argent en ville.) et Le petit chat de la rue Murillo de Michel Bussi (l'adoption d'un félin par une famille parisienne sous fond d'éradication animalière. Même si la fin m'a paru bien obscure et métaphorique -j'aurais aimé plus de détails- , j'ai senti le même glissement que celui de Matin brun de Franck Pavloff, livre que je vous surconseille de lire, surtout en ces temps obscurs.). 

J'ai découvert la plume usitée de Mireille Calmel dans La Tablée (tout est bon pour maintenir une brasserie généreuse) et le héros ordinaire, bienveillant et sans génie de Raphaëlle Giordano dans L'Homme sans idées. Lorraine Fouchet revisite des retrouvailles amicales version vachardes dans Une idée qui n'a pas de prix. Une sororité à recomposer. Alexandra Lapierre propose les effets d'un parfum érotique dans Senza fine - Le parfum de Pops ! Romain Puertolas anticipe l'immortalité dans son Cryogenic, intéressant, bien travaillé et glauque.

J'ai été moins fan de certaines nouvelles : La Montée des Eaux de Philippe Besson (je ne suis pas certaine que risquer la vie de camarades soit une si super idée), Odette de Valérie Perrin (l'autrice aborde les déserts médicaux au travers d'une histoire tout personnelle, et sans nuance.), Guérilla de Henri Loevenbruck (une guerre fleurie qui flirte allègrement avec des manquements à la loi), Quelle drôle d'idée d'Agnès Martin-Lugand (un univers bienveillant d'une maison d'hôtes dont le modèle économique n'est pas complètement assuré.)

Quand on ferme 13 à table ! 2026, on remercie les auteurs et autrices d'avoir pris le temps de nous évader, de nous proposer des écrits construits et consistants, de nourrir notre cerveau. La vente de ce recueil permet l'achat de 5 repas pour les plus démunis. Les Restos du Coeur fêtent leurs 40 ans, ce recueil est un cadeau qui a beaucoup d'intérêt. Et on remercie aussi tout le monde éditorial de rendre possible un tel objet à ce prix-là.

Éditions Pocket

Des éditions précédentes :

[Nouvelles] Première personne du singulier - Haruki Murakami (entre *** et ****)

Première personne du singulier est un recueil de nouvelles profondément intelligent, dans lequel l'auteur Haruki Murakami met en scène son double littéraire. Bien entendu, on imagine parfaitement que le narrateur n'est pas Haruki Murakami. Mais il faut bien reconnaître que l'usage du "je" très bien maîtrisé est confondant. Alors oui, le narrateur nous embarque dans ses souvenirs et chacun amène à une nouvelle.

 

Si j'ai été scotchée par le style à la fois accessible, riche et instruit (notamment sur la musique - rock et classique-) de l'auteur Haruki Murakami, j'ai été plus défaite face à certaine lenteur (très certainement liée au monde littéraire japonisant, dans lequel naviguent des digressions). Certaines nouvelles m'ont énormément plu. J'ai beaucoup aimé La confession fantastique du singe de Shinagawa et With the Beatles (ou le souvenir de la touchante et douce Sayoko), j'ai eu un coup de cœur pour l'intrigant Carnaval (là où beauté intellectuelle et laideur physique se mêlent). On a même le droit à une énigme mathématique (le cercle aux nombreux centres) dans La crème de la crème. Dans ce recueil de huit nouvelles, Haruki Murakami se met joliment en scène, raconte ses histoires d'amour, ses débuts d'écrivain, ses goûts musicaux, sa précision artistique : tout cela est sûrement inventé (et part peut-être de certains situations réelles). Le tout renvoie à l'authenticité et parle de culture japonaise, à l'image de l'écriture. Intéressant, vraiment intéressant.

Éditions 10/18

Traduction du japonais de Hélène Morita 

Il est arrivé

Pensez à l'acheter pour vous, pour l'offrir. C'est pour une excellente cause et surtout une bonne idée pour ce recueil intitulé Quelle bonne idée ! Je vous en parle dès que possible.

Message perso à Alexandra du super blog Je lis, je blogue : j'aurai d'autres idées de lectures pour ton super défi de janvier 2026 concernant les recueils de nouvelles, j'ai capitalisé !

[Nouvelles] À nos vies imparfaites - Véronique Ovaldé ****

Dans le recueil de nouvelles À nos vies imparfaites, Véronique Ovaldé explore un florilège de personnages (et de personnalités) toutes liées les unes aux autres, chacune ayant le droit un moment à un éclairage. Le scénario est construit de façon cohérente, l'autrice n'hésite pas à commenter et à intervenir, les histoires s'entremêlent. C'est bien écrit et agréable à lire. On y rencontre le musicien Auguste malchanceux et heureux, la besogneuse Eva Coppa qui assure le rôle de mère célibataire et navigue entre mensonges par omission et sincérité, une Marguerite qui s'affirme et fait bouger les lignes, une Rachel déterminée à se défendre du futur, un Baron naïf à dodo idolâtre, un Hermann horloger au talent frustré et qui s'exprime au mauvais moment, un Lazlo perfide, deux ados à l'amitié abîmée par un casting, un anniversaire qui sauve et qui meurtrit. 

Il y a une vraie intelligence du récit, dans la capacité à faire rebondir les histoires, à les prolonger de façon subtile par un détail disséminé là ou là. D'une galerie de portraits, Véronique Ovaldé a tissé un recueil de nouvelles cohérent, chaque nouvelle portant une âme, un univers. À nos vies imparfaites offre une lecture vraiment intéressante et rafraichissante. Bien, bien, bien.

 Prix Goncourt de la nouvelle 2024.

Éditions J'ai lu

De la même autrice (romans) : Ce que je sais de Vera Candida, Des vies d'oiseaux, La grâce des brigands

Et ma participation (catégorie LETTRE ISOLÉE :   À nos vies imparfaites) pour ma ligne du Petit Bac 2025 d'Enna


 

[Nouvelles] Promenons-nous dans les bois - Margaret Atwood ***

Je dois la lecture de Promenons-nous dans les bois après la lecture d'un article du Monde. Convaincue par les deux avis enthousiastes et dithyrambiques de presse (Télérama et Le Monde diplomatique) précisés dans la quatrième de couverture de l'édition de poche 10/18, je me suis laissée tenter par ce recueil de nouvelles. Bon, oui il l'est par l'écriture, mais bon, je ne suis pas aussi emballée que les critiques littéraires ci-dessus nommées.

Promenons-nous dans les bois est un recueil de nouvelles de Margaret Atwood. J'ai apprécié le style de l'écrivaine qui est toujours aussi impeccable, mais c'est le contenu global de cette œuvre qui m'a paru un brin poussif. Je ne peux pas reprocher à Margaret Atwood de prendre son temps : elle exprime par la forme le fond, celui de raconter le quotidien de personnes très âgées, celui de la contemplation et du souvenir, celui des silences et des pauses. Mais je me suis sentie peu concernée et en marge de certains propos qui ont manqué d'universalité dans leur discours (enfin pour moi).

Pourtant,  Margaret Atwood l'a très bien précisé : elle parle de personnes de sa génération, au travers du couple Nell et Tig, des amies de longue date, de leur quotidien, des souvenirs et des deuils auxquels toutes ces personnes survivent. Le titre original de l’œuvre, Old babes in the wood, ne trahit pas ce contexte, au contraire il le sert. Je regrette juste que la traduction française du titre Promenons-nous dans les bois rappelle davantage l'extrait d'une comptine pour enfants : c'est peut-être éditorialement plus vendeur (et plus parlant pour tout quidam français pour qui ces quelques mots lui rappelleront ce souvenir d'enfance)  mais on perd en signification et en ciblage de l’œuvre (le titre s'en trouve dissocié du fond, c'est ballot).

Est-ce le gap générationnel ou bien le choix de longues nouvelles ou bien le rythme de narration (sans réelle chute finale) qui m'a fait si peu ressentir d'empathie à l'égard de ces personnages pourtant incarnés ? Je crois que ce qui m'a manqué, c'est l'énergie, la verve dans certaines histoires qui ont souffert de pesanteur et de langueur pour moi, à la fois dans le rythme narratif et dans le récit, même si comme je le précise plus haut ce choix de Margaret Atwood se justifie et s'explique. Je ne peux pas rien reprocher à l'écriture de Margaret Atwood : tout est super propre (style, variété et richesse des registres litteraires) mais je me suis ennuyée à plusieurs reprises (au point de lire certaines nouvelles en mode ultra rapide). 

 

Pour revenir au recueil de 15 nouvelles, j'ai nettement préféré la partie "Ma mère, cette sorcière" (avec la nouvelle éponyme fantastique en tout point). Des nouvelles que je retiens, vous découvrirez un hommage à l'inconscience raisonnée (Premiers secours), la magie en guise de confiance en soi (Ma mère, cette sorcière.... vraiment ma préférée), les médisances pour faire réagir ou juste vivre en société (un salutaire Dents pourries), une Méléegénérale qui rappelle l'univers de La Servante écarlate, une réincarnation très bien traitée (La métempsychose ou le voyage dans l'âme), des Filles de l'air Réunion au sommet (au top du féminisme et de la promotion sociale des femmes, pour poursuivre les gains sociaux, une très bonne nouvelle). Vous lirez également un dialogue entre l'autrice et un célèbre écrivain (Entretien avec un mort... nouvelle que j'ai trouvé bien bavarde... mais on y apprend l'origine du pseudo de l'écrivain et aussi ses pensées intimes) et puis tous les autres souvenirs entre Nell et Tig. 

Voilà il y a des nouvelles enjouées, des nouvelles qui parlent du temps qui passe, des nouvelles qui nous font vivre le temps qui passe. À vous de voir ou de lire.

Éditions 10/18

Traduction de l'anglais canadien par Michèle Albaret-Maatsch et Isabelle D. Philippe   

De la même autrice : C'est le cœur qui lâche en premier, La servante écarlate,

Ma participation au challenge Bonnes nouvelles de Je lis, je blogue

 

 Et ma participation (catégorie LIEU : Promenons-nous dans les BOIS) pour ma ligne du Petit Bac 2025 d'Enna